Loup Bureau : expulsé de Turquie, le journaliste français est arrivé à Roissy

RETOUR - Libéré vendredi puis expulsé après plus de cinquante jours d'emprisonnement en Turquie, où il était accusé d'appartenance à "une organisation terroriste armée", le journaliste français a atterri à Roissy dimanche matin peu avant 9h.

Deux jours après sa libération vendredi, Loup Bureau, qui espérait revenir dans un premier temps samedi, est finalement arrivé en France dimanche matin. Son voyage retour depuis la frontière avec l’Irak, où il avait été interpellé le 26 juillet, lui a en effet pris plus de temps que prévu. 


Expulsé de Turquie, Loup Bureau a donc décollé d'Istanbul à 6h13, heure de Paris, à bord d'un avion d'Air France.  "Les autorités aéroportuaires turques ont fait embarquer Loup Bureau directement sur le tamac, pour éviter tout contact avec les médias", a signalé Christophe Deloire, le patron de Reporters Sans Frontières. Son avion s'est posé un peu avant 9h à Roissy. Il a été accueilli par Françoise Nyssen, la ministre de la Culture, et a pu retrouver sa famille dans les salons d'honneur de l'aéroport.

La visite de Le Drian a débloqué la situation

"Je l'ai senti surpris, soulagé, mais en même temps prudent", avait témoigné vendredi soir son père, Loïc Bureau, à son domicile d'Orvault, dans la banlieue de Nantes, peu après avoir parlé pendant une trentaine de minutes avec son fils au téléphone. 

Jeudi, lors d'une visite à Ankara, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, avait plaidé pour son retour en France, après qu'Emmanuel Macron eut demandé sa "libération rapide" fin août à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan.  Le lien entre le voyage de M. Le Drian et cette libération est "évident", estime le père de Loup Bureau. "La procédure a tout d'un coup été accélérée à une vitesse éclair", a-t-il dit.

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En France, un soutien massif à Loup Bureau

Loup Bureau avait été interpellé après que des photos le montrant en compagnie de combattants kurdes syriens des YPG (un mouvement considéré comme une organisation "terroriste" par Ankara) ont été trouvées en sa possession. Il était donc soupçonné par la justice turque d'être un "membre" des YPG.

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