"L'homme le plus détesté des Etats-Unis" en prison après avoir menacé Hillary Clinton

"L'homme le plus détesté des Etats-Unis" en prison après avoir menacé Hillary Clinton

FIN DE PARTIE - Jugé une première fois coupable de fraude et manipulations d'actions, l'entrepreneur Martin Shkreli a été envoyé derrière les barreaux, mercredi, en attendant de connaître sa sentence. En cause : un message de haine à l'encontre de l'ancienne candidate à la Maison Blanche, Hillary Clinton.

Trop, c'est trop. La dernière sortie de route de l'entrepreneur et détenteur du très officieux titre d'"homme le plus détesté du monde" Martin Shkreli est mal passée auprès des juges. En cause, un message posté sur Facebook début septembre - depuis effacé - où il offrait 5000 dollars à qui s'emparerait d'une mèche de la candidate démocrate, Hillary Clinton, vaincue par Donald Trump à la présidentielle américaine. 


Après d'être fait tristement connaître en 2015 après avoir fait exploser le prix d'un médicament utilisé pour combattre le sida, cet Américain de 34 ans avait déjà été jugé coupable de fraude sur titres et de manipulations d'actions début août. Il avait été remis en liberté moyennant une caution de 5 millions de dollars, en attendant de connaître sa sentence.

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 "La caution a été révoquée et il a été envoyé en prison", a confirmé un porte-parole du procureur fédéral de Brooklyn. C'est donc en prison que le trentenaire féru de réseaux sociaux et de hip-hop (il s'est arrogé l'exemplaire unique d'un album du Wu-Tang Clan) va devoir attendre sa condamnation, dont la date a été fixée au 16 janvier 2018.

"Un humour maladroit"

L'avocat de Shkreli, le célèbre Benjamin Brafman (ex-avocat de Dominique Strauss-Kahn dans l'affaire du Sofitel), qui pendant le procès avait qualifié son client de "génie" incapable de relations normales avec les autres, a longuement plaidé auprès de la juge Kiyo Matsumoto pour éviter à son client la détention.


Coutumier de comportements bizarroïdes et de menaces voilées contre une journaliste, Shkreli s'était par ailleurs excusé mardi par écrit. Dans sa lettre à la juge, il reconnaissait avoir fait preuve "de mauvais jugement" et d'"un humour maladroit". La juge Matsumoto s'est néanmoins ralliée aux arguments du procureur, estimant que ses menaces répétées faisaient de lui un danger public.

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