Merkel veut expulser les réfugiés condamnés, la Belgique propose... des cours

Merkel veut expulser les réfugiés condamnés, la Belgique propose... des cours

MIGRANTS - Angela Merkel s'est prononcée en faveur d'un durcissement des conditions d'expulsion de migrants condamnés par la justice, à la suite des agressions sexuelles commises la nuit du Nouvel An à Cologne. Pour éviter un drame similaire, la Belgique a décidé de donner des cours anti-violences faites aux femmes aux réfugiés.

Angela Merkel a annoncé samedi 9 novembre un durcissement des règles d'expulsion des demandeurs d'asile condamnés par la justice en Allemagne, après la vague d'agressions sexuelles qui a eu lieu à Cologne la nuit du Nouvel An. "Si les réfugiés ont commis un délit", cela doit "avoir des conséquences, (...) cela veut dire que le droit (de séjour) doit s'arrêter s'il y a une peine de réclusion ou même avec sursis", a déclaré la chancelière allemande lors d'une conférence de presse.

Le défi d'Angela Merkel consiste à rassurer l'opinion publique, de moins en moins favorable à la politique d'accueil des migrants, alors qu'un millier d'hommes – ivres pour la plupart – on agressé des jeunes femmes autour de la cathédrale et de la gare centrale de Cologne, dans la nuit du 31 décembre. Près d'une centaine de plaintes ont été déposées en quelques jours et toutes décrivent des hommes "d’origine arabe et nord-africaine". Le gouvernement avait appelé à ne pas faire d'amalgames, alors que l'Allemagne a accueilli plus d'un million de réfugiés en 2015.

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La Belgique opte pour des cours anti-violences

De son côté, la Belgique a décidé de suivre le modèle norvégien en délivrant des cours "d'éducation civique" aux migrants. Ces formations visent à favoriser l'insertion d'hommes issus de sociétés traditionalistes dans un continent où les femmes peuvent s'habiller comme elles le désirent, consommer de l'alcool et sortir librement. "Nous allons copier le modèle norvégien et introduire ces cours dans les prochaines semaines dans tous nos centres d'accueil", a expliqué Theo Francken, le secrétaire d’État (nationaliste) à l'Asile et à la Migration.

Mais cette mesure, si elle vise à améliorer la cohabitation des Belges et des migrants, ne fait pas l'unanimité. Pour Isabelle Simoni, la ministre des Droits des femmes et de l'Egalité des chances dans la partie francophone de la Belgique, "proposer une telle mesure, c'est faire un amalgame entre indications formulées dans une enquête allemande et personnes réfugiées. C'est un timing inapproprié qui camoufle un racisme à peine déguisé".

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