Obama à Cuba : derrière la visite historique, les sujets qui fâchent

Obama à Cuba : derrière la visite historique, les sujets qui fâchent

DIPLOMATIE - Le président américain effectue à partir de ce lundi 21 mars une visite historique à Cuba, une première depuis la révolution castriste de 1959. Sauf que derrière les sourires de façade, les points de friction sont nombreux.

Cachez ces opposants que Barack Obama ne saurait voir. Quelques heures avant le début de la visite historique du président américain, la police d’Etat cubaine a préféré faire place nette : un défilé de dissidents a tourné court à La Havane, plusieurs personnes ayant été embarquées. Preuve s’il en fallait que les droits de l’homme devraient encore rester longtemps un sujet de divergences entre les deux pays.

Il faut dire que les autorités cubaines demeurent inflexibles sur le sujet. Elles ont d’ailleurs réaffirmé leur fermeté cette semaine par la voix du ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez, lequel a prévenu que La Havane n'était pas disposée à "renoncer à un seul de ses principes (...) pour avancer vers la normalisation".

Le président Obama a néanmoins prévenu qu'au cours de son voyage, il parlerait "directement" à son homologue Raul Castro des "obstacles" à l'exercice des droits de l'homme sur l'île. "Nous avons toujours des différences avec le gouvernement cubain et je les soulèverai directement. L'Amérique défendra toujours les droits de l'homme à travers le monde", avait-il d’ailleurs expliqué le mois dernier dans une lettre à une organisation dissidente.

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"De grandes différences"

Les droits de l’homme ne sont pas le seul point d’achoppement entre les deux pays. Pour les Cubains, la normalisation complète des relations passe en effet par la levée totale de l'embargo. Problème : celle-ci dépend du Congrès, contrôlé par les Républicains. . "De grandes différences persistent entre les gouvernements des Etats-Unis et de Cuba en matière de systèmes politiques, de démocratie, de droits humains, d'application et d'interprétation du droit international", a abondé Bruno Rodriguez.

Autre problème de taille : la restitution de la base américaine de Guantanamo, occupée depuis 1903. Depuis de nombreuses années, Cuba réclame en vain la restitution de ce territoire de près de 120 km2 où les Etats-Unis bénéficient depuis 1903 d'un bail à perpétuité. Et qu’ils entendent bien garder, Washington refusant tout simplement d’aborder le sujet.

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