Ouagadougou : au moins deux Français parmi les victimes de l'attentat

Ouagadougou : au moins deux Français parmi les victimes de l'attentat

TERRORISME - Les forces de l'ordre sont parvenues à libérer 126 otages dont 33 blessés ce samedi matin à Ouagadougou où des tireurs étaient retranchés dans un hôtel touristique depuis vendredi soir. Au moins 27 morts sont à déplorer, dont deux Français a annoncé la quai d'Orsay.

Des djihadistes ont mené une opération sanglante vendredi soir dans le centre de Ouagadougou au Burkina Faso, où ils se sont attaqués à un hôtel et à un restaurant fréquentés par des Occidentaux. Des tirs multiples et des détonations ont été entendus toute la nuit. L'assaut qui a duré toute la nuit s'est terminé vers 9h ce samedi matin a indiqué le ministère de l'Intérieur. Quelques minutes plus tard, 126 otages ont été libérés, dont 33 blessés.

Quatre djihadistes auraient été abattus, dont deux femmes. Un premier bilan fait état de 27 morts, de 18 nationalités différentes, selon le décompte de la sécurité intérieure. Les opérations sont terminées, a annoncé une source sécuritaire burkinabé à l'AFP. Dans l'après-midi, le quai d'Orsay a annoncé que deux Français, un homme et une femme, avaient trouvé la mort.

Une attaque contre la France ?

L'attentat a été revendiqué par al-Mourabitoune, une branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique. Ce groupe est également à l'origine de l'attaque de Bamako (Mali) qui avait fait 27 morts en novembre 2015. Le Burkina Faso est l'un des points d'appui de l'opération Barkhane menée au Sahel par l'armée française et lancée en 2014 pour lutter contre les groupes armés djihadistes. "Ils (les djihadistes, ndlr) sont désormais engagés dans des combats avec les ennemis de la religion", a indiqué le groupe terroriste dans son communiqué.

Selon Romain Caillet, spécialiste des groupes djihadistes interviewé sur France Info ce samedi matin, cette attaque serait un message pour la France. "Dès le départ", il s'agit de "venger le prophète. Ça fait référence à Charlie Hebdo", explique-t-il. "Et la France revient une deuxième fois puisque le responsable médias d'Aqmi suggère [à l'assaillant] un message pour la France. Et l'autre rétorque des menaces".

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Le gouvernement français réagit

François Hollande a dénoncé "l'odieuse et lâche attaque qui frappe Ouagadougou". "Les forces françaises apportent leur soutien aux forces Burkinabé", a ajouté l'Elysée, soulignant également que "le président de la République fait part de son total soutien au président (Roch Marc Christian, ndlr) Kaboré".

Sur son compte Twitter, Manuel Valls a assuré qu'ensemble "nous répondrons et nous vaincrons". Le numéro un du PS, Jean-Christophe Cambadélis a également exprimé, "tout(s)on soutien au peuple Burkinabé durement touché par la barbarie terroriste".

Un café également visé

Ces coups de feu semblent avoir été tirés par trois hommes armés et enturbannés, selon ce qu'a pu distinguer ce journaliste de l'AFP. Un témoin affirme avoir vu quatre assaillants "enturbanés et de type arabe ou blanc". Les assaillants ont attaqué l'hôtel puis le Cappuccino avant de sortir dans la rue.

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