Quand des bombardiers russes s'invitent dans l'espace aérien américain (et s'en font gentiment sortir)

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La présidence Donald Trump

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CHASSÉ-CROISÉ - Deux bombardiers stratégiques Tupolev ont effectué lundi un vol d'entraînement non loin de l'Alaska. Des appareils américains ont aussitôt escorté leurs homologues russes, le temps qu'ils quittent l'espace aérien américain.

Comme un air de guerre froide. Un vol d’entraînement de deux Tupolev russe lundi soir au large de l’Alaska a aussitôt mis en alerte Washington : deux chasseurs F-22 et un avion de reconnaissance ont alors escorté les appareils russes, le temps qu’ils s’éloignent de l’espace aérien américain.


Selon le New York Times, les bombardiers russes se seraient approchés de l'île de Kodiak, située entre la mer de Béring et le golfe d’Alaska. Ils auraient ensuite fait demi-tour après avoir volé durant 12 minutes avec les avions américains.

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Une soixantaine d'avions russes depuis 2007

Selon les médias américains, cette "rencontre" au large de l'Alaska est une première depuis l'arrivée au pouvoir de Donald Trump. Elle n’en demeure pas moins une "habitude" dans la région : depuis 2007, les Etats-Unis ont intercepté une soixantaine d'avions russes dans leur espace aérien. Et ce, sans qu'aucun incident ne soit jamais à signaler. La dernière fois que cela s'est déroulé ? Le 4 juillet 2015, quand deux bombardiers russes avaient survolé les côtes d'Alaska et de Californie, s'approchant à 64km de Mendocino, en Californie.


Si ce chassé-croisé aérien s'est déroulé sans heurts, il illustre néanmoins la détérioration des relations entre Washington et Moscou. En particulier depuis ces dernières semaines : devant l'Otan fin mars, le secrétaire d'Etat Rex Tillerson avait condamné l'"agression" russe contre Kiev. Et, à Moscou la semaine dernière, il a dénoncé devant son homologue russe Sergueï Lavrov une "interférence dans nos élections (...) un sujet suffisamment grave pour déclencher des sanctions supplémentaires".


Quant au dossier syrien, contentieux américano-russe le plus lourd depuis 2012, Donald Trump a jugé "possible" que des Russes aient été au courant de l'attaque chimique du 4 avril imputé au régime syrien. Il a traité le président Bachar al-Assad de "boucher et d'"animal". M. Tillerson et l'ambassadrice américaine à l'ONU Nikki Haley ont exhorté Moscou à reconsidérer son soutien à Damas.

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