Raúl Castro à Paris : comment fonctionne le régime cubain ?

Raúl Castro à Paris : comment fonctionne le régime cubain ?

REPERES – Le président cubain Raúl Castro effectue lundi une visite officielle inédite en France. Malgré l'ouverture amorcée ces dernières années, le régime cubain reste très fermé et ne tolère que difficilement les voix dissidentes. Metronews fait le point sur un système en place depuis 1959 et la révolution de Fidel Castro.

Système politique
Depuis la révolution cubaine, qui s'est achevée en 1959, Cuba se présente comme un Etat socialiste qui reconnaît le Parti communiste comme seul et unique parti. Le pouvoir exécutif est dans les mains d'un gouvernement composé d'un conseil d'Etat, dont le président est dans les faits le président de Cuba, et d'un Conseil des ministres. Les Cubains élisent quelque 1200 délégués d'assemblées provinciales ainsi que les 621 députés de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP) chargés d'élire le président et le vice-président, soit le numéro 2 du régime cubain. Depuis 2011, Raúl Castro, le frère de Fidel, est officiellement le président de Cuba.

Orientation politique
Les grandes orientations politiques cubaines s'articulent autour des congrès du parti communiste que dirige le Premier secrétaire, là encore Raúl Castro. En avril 2016, le parti tiendra son 7e congrès. Pour le leader castriste, il s'agira de dresser le bilan de l'action menée depuis 2008 et de définir les grandes lignes de la politique future, notamment d'un point de vue économique.

Mandats
Après près de 50 ans de pouvoir aux mains de Fidel Castro, son frère a limité en 2013 à deux mandats de cinq ans chacun l'exercice du pouvoir des principaux responsables politiques cubains. Au plus tard, la passation de pouvoir entre la génération des révolutionnaires de 1959 et la nouvelle garde du parti communiste cubain devrait avoir lieu en 2018.

Liberté d'expression
Dans son dernier rapport mondial sur la liberté de la presse, Reporter sans frontières (RSF) souligne que " la situation de la liberté de l’information demeure extrêmement problématique à Cuba, où seuls les médias officiels sont autorisés". Malgré l’ouverture amorcée ces dernières années sur l'île, la répression perdure contre l'indépendance des journalistes. "En témoignent l’incarcération depuis mai 2011 du correspondant du quotidien officiel Granma, José Antonio Torres, ou encore la condamnation à cinq ans de prison d’Ángel Santiesteban-Prats, auteur du blog 'Los hijos que nadie quiso', derrière les barreaux depuis février 2013", rappelle l'ONG. Quant à l'usage d'internet, il reste étroitement contrôlé.

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