Rôle d'Abdeslam, bilan, enquête... L'essentiel à retenir, deux jours après les attentats

Rôle d'Abdeslam, bilan, enquête... L'essentiel à retenir, deux jours après les attentats

JEUDI 24 MARS - Deux jours après les attentats de Bruxelles, l'enquête se poursuit. On connaît l'identité de trois terroristes qui se sont faits exploser. Deux autres sont toujours recherchés, tandis que l'exécutif belge doit répondre des accusations de laxisme déclenchées par la Turquie.

► Salah Abdeslam retourne-t-il sa veste ?
Est-ce l'influence des attentats de Bruxelles ? Toujours est-il que le principal suspect dans les attaques du 13 novembre souhaite désormais "partir en France le plus vite possible", selon les dires de son avocat, jeudi 24 mars. "Il veut s'expliquer en France", a ajouté Sven Mary, à qui son client a assuré ne pas être au courant des attentats de mardi.

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 Au moins deux suspects en fuite
Des trois hommes poussant leur valise explosive repérés par la vidéosurveillance de l’aéroport de Zaventem, l'enquête a établi que deux, Najim Lachraaoui et Ibrahim El Bakraoui, se sont fait exploser. Reste le mystérieux homme au chapeau, dont la bombe n'a pas explosé, et dont l'identité reste inconnue.

Les enquêteurs sont également sur la piste d'un deuxième suspect en fuite. Selon  Le Monde  et la  RTBF   il s’agit d’un homme filmé par les caméras de surveillance de la station de métro Maelbeek, portant un gros sac. Son portrait-robot a été diffusé par des médias belges :

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 Un lourd bilan toujours provisoire et incertain
Le procureur fédéral belge a fait état mercredi d’un bilan de 31 morts et 270 blessés. Onze Français ont été blessés dans les attentats de Bruxelles, dont quatre grièvement. Mais l'identification des victimes demeure délicate, avec seules quatre identifications pour le moment. Les équipes techniques avancent en effet prudemment, annonce la porte-parole du parquet de Bruxelles sur  VTM.  "Quand vous devez annoncer à quelqu'un qu'un être cher est mort, vous devez en être absolument certain. Cela n'est possible que sur base de preuves scientifiques".

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Le 23 mars, le président turc Recep Erdogan a annonçait qu'un des frères El Bakraoui avait été arrêté en juin 2015 à la frontière turco-syrienne, puis expulsé vers la Belgique, où il aurait été remis en liberté. Une annonce contestée par le ministre belge de la Justice peu après, avançant qu'El Bakraoui avait transité par les Pays-Bas et n'était à ce moment "pas connu pour terrorisme". Reconnaissant une faille à deux niveaux, il a toutefois remis sa démission (sans succès), avec son collègue de l'Intérieur, dans la matinée du 24 mars.

On a appris que Khalid El Bakraoui avait vu son nom cité dans l'enquête pour avoir loué une planque à l'attention des auteurs des attentats du 13 novembre, à Charleroi.

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