Salah Abdeslam arrêté - "Nous l'avons" : le tweet d'un ministre belge fait tousser

Salah Abdeslam arrêté - "Nous l'avons" : le tweet d'un ministre belge fait tousser

VA-T-EN-GUERRE - Un ministre flamand a attiré l'attention sur lui en tweetant avant toute officialisation sur l'officialisation de l'arrestation de Salah Abdeslam. Avec un style très... "cow-boy".

"Fort inapproprié". C'est ainsi qu'a été qualifiée la sortie du secrétaire d'Etat à l'Asile et à l'Immigration du gouvernement belge, Theo Francken, dans l'entourage de l'exécutif belge. Sur Twitter, le ministre, issu du parti nationaliste flamand NV-A, n'a pas résisté à l'idée de griller la politesse à son Premier ministre pour annoncer l'arrestation de Salah Abdeslam : "We hebben hem" ("On l'a eu" ou "Nous l'avons", ndlr).

Une politesse qu'il a aussi grillée... au parquet, qu'il a devancé d'une bonne heure, sur la seule foi des annonces médiatiques, issues de sources policières. Une sortie qui fait un peu tache dans un environnement où on prend le temps de peser sa parole avant confirmer une information aussi chaude que l'arrestation d'un terroriste. Le trentenaire flamand a voulu calmer le jeu, et a vite supprimé son tweet, que nous avons reproduit ici.

Mais le mal était fait. Et les rapprochements, au moins stylistiques, entamés. Ainsi se souvient-on que l'expression "On l'a eu" a déjà été usée dans des conditions bien similaires à celles de l'arrestation d'un terroriste comme Salah Abdeslam. 

EN SAVOIR + 
>>  Abdeslam arrêté : et maintenant, que fait-on de lui ?

>>  Nemmouche, Abdeslam... ces suspects capturés vivants
>>  L'appel qui a permis de cerner Abdeslam
>> EN DIRECT - Revivez la journée minute par minute
>> Notre portrait de Salah Abdeslam
>>  Retour sur les quatre mois de traque de Salah Abdeslam

 Paul Bremer, patron de la CIA au sujet de Saddam Hussein

"Mesdames et messieurs, nous l'avons eu". Ce jour de décembre 2003, Paul Bremmer a une bonne nouvelle à annoncer aux troupes militaires, signant le succès de l'opération Aube rouge. Les images du dictateur irakien, en fuite suite à son départ du pouvoir et caché dans un trou creusé dans une ferme de la région de Tikrit, feront le tour du monde. Il sera jugé pour crime contre l'humanité et crime de guerre, condamné à mort et pendu en décembre 2006.

 Enrique Peña Nieto, le président mexicain, après l'arrestation d'El Chapo

Quelques mots qui signent la fin de la rocambelsque cavale du plus puissant narcotrafiquant au monde, Joaquin 'El Chapo' Guzman. Une arrestation qui ne manque pas de piment (comme sa précédente évasion, d'ailleurs), puisque c'est rien moins que la star hollywoodienne Sean Penn qui a, bien involontairement, mené à sa capture, en se faisant facilement suivre par l'armée mexicaine dans les jours entourant l'interview qu'il fit du baron de la drogue.

EN SAVOIR + >> "Lo tenemos" : le président mexicain annonce la fin d'El Chapo

Et aussi

Sur le même sujet

À suivre

Rubriques