Salah Abdeslam "préfèrerait encore mourir" que de se rendre

Salah Abdeslam "préfèrerait encore mourir" que de se rendre

TERRORISME – Un hebdomadaire belge publie un entretien exclusif de l'ancienne fiancée de Salah Abdeslam, ennemi public numéro 1 toujours recherché pour les attentats de Paris. Elle évoque les débuts de sa relation amoureuse et leur dernier dîner, trois jours avant les attaques de novembre.

C'est un entretien exclusif. L'hebdomadaire belge Le Vif a rencontré l'ancienne fiancée de Salah Abdeslam, toujours recherché pour sa participation présumée aux attentats de Paris. Sous couvert d'anonymat, la jeune femme, qui se décrit comme une victime, évoque sa relation avec le terroriste présumé, dont les "paroles avaient le don" de l'apaiser. Mais qui, aujourd'hui, "préférerait encore mourir" que de se rendre aux autorités.

Eloigné de la religion
La jeune femme décrit les débuts de sa relation, alors qu'elle n'avait que 15 ans. "Quand je l'ai rencontré, il n'avait rien à voir avec ce qu'il est maintenant. Il vivait près de chez nous. Il avait 18 ans. Il était très sympa et adorable". A cette époque, Salah Abdeslam travaillait à la Société des transports intercommunaux de Bruxelles, comme électro-mécanicien. Il pense "surtout à s'amuser" et la religion était le cadet de ses soucis.

Son amitié avec Abdelhamid Abaaoud
"Il traînait presque tous les soirs avec ses copains", explique la jeune femme . Avec notamment Abdelhamid Abaaoud, le commanditaire présumé des attentats du 13 novembre à Paris. Selon elle, il était "un de ses meilleurs amis". Celui qu'elle appelle "Hamid" n'avait, dit-elle, "de respect pour personne" et "une mauvaise influence" sur Abdeslam.

La Syrie et les attentats
Alors que la guerre en Syrie se fait de plus en plus intense, Salah Abdeslam n'y montre pas d'intérêt particulier. Avant d'essayer, dès la fin 2014, d'y emmener la jeune femme "à plusieurs reprises".Si elle n'avait que de vagues soupçons depuis l'attaque de Charlie Hebdo, "après les attentats de Paris, tout a commencé à s'emboîter". "En regardant une émission d'investigation sur leurs préparatifs, j'ai subitement tout compris. Un vrai coup de massue !"

Leur dernier dîner
"Les derniers mois, il se comportait tout à fait normalement. Avec moi, il se montrait toujours de plus en plus aimable, attentionné, affectueux. Mais quand nous sommes allés dîner ensemble le 10 novembre, je voyais bien que ça ne tournait pas rond. Il n'avait pas très faim, il semblait malheureux mais me disait de ne pas m'en faire, que tout allait bien, se souvient la jeune femme. Je lui ai dit que ça m'inquiétait quand il disparaissait parfois sans crier gare, et qu'il ne faisait rien pour retrouver un boulot fixe. J'ai commencé à pleurer. Lui aussi. Il m'a dit que s'il ne parvenait pas à m'épouser dans cette vie, on se marierait au paradis. J'ai demandé ce que ça voulait dire, mais il rejetait toutes mes questions en répétant tout le temps que ça allait très bien."

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