Syrie : la "lente descente aux enfers" d'Alep

Le drame d'Alep

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DÉPLACÉS - Les bombardements se poursuivent dans la ville syrienne d'Alep. Depuis ce week-end, plus de 50.000 personnes ont fui les quartiers Est, repris peu à peu par le gouvernement, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Le nombre de déplacés à Alep augmente de jour en jour. Depuis dimanche 27 novembre, ils sont 50.000 à avoir quitté la partie rebelle, à l'est de la ville, bombardée par le gouvernement, selon un dernier bilan de l'Observatoire syrien des droits de l'homme.


L'organisation précise que 20.000 de ces civils ont gagné les quartiers sous coutrôle de l'armée de Bachar el-Assad. Les 30.000 autres ont rejoint une enclave aux mains des forces kurdes. Par ailleurs, au moins 21 civils dont deux enfants ont été tués ce mercredi par des tirs d'artillerie du régime, relève l'organisme. Des dizaines d'autres seraient blessées.


Stephen O'Brien, le patron des opérations humanitaires de l'ONU, qualifiait ce mardi la situation d'"alarmante et effrayante". Car plus aucun hôpital ne fonctionne, explique-t-il à l'AFP, et "les stocks alimentaires sont pratiquement épuisés". "C'est une lente descente aux enfers", a pour sa part réagi auprès de l'agence de presse Bettina Luescher, porte-parole du Programme alimentaire mondial (PAM).

Une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU

Depuis le 15 novembre, jour du début de l'intensification de l'offensive pour reprendre les territoires rebelles, le régime ne cesse d'avancer. Plusieurs quartiers ont ainsi été repris comme celui de Sakhour, d'Haydariyé, de Cheikh Khodr, mais aussi le plus grand d'entre eux, Massaken Hanano.


Selon des diplomates qui se sont confiées à l'AFP, le conseil de sécurité de l'ONU doit d'ailleurs se réunir en urgence ce mercredi à New York sur la situation à Alep. 

Bana, une petite fille syrienne, twitte son quotidien à Alep, sa vie sous les bombes

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