Syrie : Daech soupçonné d'avoir utilisé du gaz moutarde

Syrie : Daech soupçonné d'avoir utilisé du gaz moutarde

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SYRIE - En dépit d'un accord américo-russe signé en 2013 qui obligeait la Syrie à se débarrasser de tout son arsenal chimique, du gaz moutarde aurait été utilisé lors d'affrontements entre rebelles et djihadistes l'été dernier. Le groupe Etat islamique serait en cause.

Du gaz moutarde a été utilisé lors d'affrontements en Syrie l'été dernier, a déclaré l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) ce vendredi, sans désigner de responsable. Ce composé toxique connu pour infliger de graves brûlures chimiques des yeux, de la peau et des muqueuses, aurait été utilisé le 21 août dernier à Marea, dans la province d'Alep (nord).

Des ONG et des militants syriens avaient déjà affirmé qu'une attaque à l'arme chimique avait fait plusieurs victimes lors d'affrontements entre des rebelles et des combattants du groupe Etat islamique. Plusieurs victimes prises en charge par Médecins sans frontières indiquaient que du "gaz jaune" avait envahi leurs maisons à la suite d'un tir de mortier. Selon FranceTV Info, 50 obus avaient été tirés sur Marea par l'Etat islamique ce jour-là.

La Syrie n'est plus censée disposer d'un arsenal chimique

"L'État islamique a utilisé des gaz toxiques durant son attaque en août contre Marea", a affirmé vendredi Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. "Nous savions que c'était l'EI car tous les obus étaient tirés de l'est de Marea et cette région était complètement aux mains de l'EI", a-t-il ajouté. Plus prudente, l'association Médecins sans frontières a indiqué qu'elle ne ferait "pas de commentaire tant qu'elle ne possède pas de preuve absolue sur l'identité des auteurs".

Le régime syrien est censé avoir détruit toutes ses armes chimiques après qu'un accord américano-russe lui permettant d'éviter des bombardements occidentaux, ait été signé en septembre 2013. Mais selon Rami Abdel Rahmane, le gaz moutarde "ne venait pas de Syrie mais probablement de Turquie ou d'Irak". L'OIAC a par ailleurs affirmé vendredi qu'une autre arme chimique, le gaz de chlore, avait "vraisemblablement" été utilisé en mars à Idleb (nord-ouest).

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