"Trump est un charlatan" : après le déluge du Super Tuesday, la riposte des républicains

"Trump est un charlatan" : après le déluge du Super Tuesday, la riposte des républicains

PRIMAIRES – Alors qu'un nouveau débat a vu jeudi les candidats républicains s'opposer sur Fox News, les figures du parti ont lancé la contre-offensive pour tenter de barrer la route au milliardaire. Une tentative tardive au vu du déroulement des primaires.

Fini de rire. Après le "Super Tuesday", qui a conforté le statut de favori de Donald Trump dans la course à l'investiture républicaine, les figures du parti se mettent en action pour lui barrer la route. En tête de la contre-offensive, le candidat républicain à la présidentielle de 2012, Mitt Romney, qui a prononcé un discours accablant sur le milliardaire.

Romney et Trump, énième passe d'armes

"Donald Trump est un charlatan, un imposteur. Ses promesses ne valent pas mieux qu'un diplôme de l'Université Trump. Il prend les Américains pour des pigeons", a-t-il déclaré dans l'Utah. Il s'est surtout attardé sur la personnalité du milliardaire, sa "malhonnêteté", sa "cupidité", sa "misogynie" et sa vulgarité.

La réponse du magnat de l’immobilier ne s'est pas fait attendre. Evoquant la campagne de 2012, Trump a répondu vertement, dans le Maine : "Il m'a supplié pour que je le soutienne. J'aurais pu dire : 'Mitt, mets-toi à genoux, et il se serait mis à genoux'."

Un autre ancien candidat à la Maison blanche (en 2008), le sénateur républicain John McCain a également marqué, toujours jeudi, son opposition à Donald Trump, appelant les Américains à "réfléchir longuement à la personne qu'ils souhaitent avoir comme commandant en chef et leader du monde libre". John McCain, ancien vétéran du VIetnam, avait fait l'objet d'une lourde critique de la part de Trump sur son passé de militaire.

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Rubio attaque sur les faillites de Trump

De leur côté, les candidats républicains encore dans la course dans la campagne à l'investiture du parti n'ont pas manqué de provoquer l’impétueux milliardaire lors du débat qui s'est tenu jeudi sur la chaîne Fox News.

Le sénateur de Floride Marco Rubio a ainsi tenté de porter atteinte à la réputation de l'homme d'affaires en insistant sur les faillites de certains de ses casinos, les entreprises ratées de l'empire Trump (les steaks... et la vodka) ou le procès au civil d'ex-étudiants de l'ex-"Université Trump", qui vendait des cours sur l'immobilier et l'entrepreneuriat.

Trump ne se présentera pas en candidat indépendant

"Vous n'avez jamais employé une personne de votre vie. J'ai employé des dizaines de milliers de personnes", a rétorqué Donald Trump sur la défensive, alors que des publicités négatives sur sa candidature commencent à être diffusées dans le grand Etat de Floride, qui votera le 15 mars.

Car pour les adversaires farouches de Trump, il s'agit de frapper vite et fort. En effet, depuis le 1er février, il a remporté dix des 15 premières consultations et le calendrier des primaires a été conçu de telle manière qu'à partir du 15 mars prochain, le candidat qui sera en tête dans la course à l'investiture sera quasi-assuré de l'emporter. Aveu d'échec anticipé ou non, ses trois rivaux, Marco Rubio, Ted Cruz et John Kasich, se sont engagés jeudi soir à soutenir le milliardaire s'il remportait l'investiture en juillet. De son côté Donald Trump, en toute fin de débat, a assuré, contrairement à ce qu'il avait affirmé, qu'il ne se présenterait pas en candidat indépendant à la présidentielle de novembre s'il perdait les primaires.

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