Trump n’écarte pas l’idée d’intervenir militairement au Venezuela

SUR TOUS LES FRONTS – Suite à la crise qui secoue le pays sud-américain, Donald Trump s’est dit prêt à déployer son arsenal militaire. "Un acte de folie", répond le ministre de la défense de Nicolas Maduro.

La colère gronde au Venezuela depuis l’entrée en fonction d’une Assemblée constituante aux pouvoirs illimités, il y a tout juste une semaine. Un coup de force du président en place, Nicolas Maduro, que ne digèrent pas les Vénézuéliens... ni les Etats-Unis. "Le peuple souffre et des gens meurent. Nous avons de nombreuses options pour le Venezuela, notamment une possible option militaire si nécessaire", a ainsi déclaré ce vendredi Donald Trump à des journalistes. Quelques heures plus tard, le ministre de la Défense vénézuélienne, Vladimir Padrino, a dénoncé  un "acte de folie" du président américain. 

Un entretien possible "dès que la démocratie aura été restaurée dans le pays"

Interrogé sur les modalités de cette possible intervention militaire, le président américain a répondu très simplement : "Nous avons des troupes dans le monde entier qui sont parfois très loin. Le Venezuela n’est pas très éloigné et les gens souffrent et les gens meurent". Mais à ce stade, le Pentagone a précisé par la voix de son porte-parole Eric Pahon, qu’il n’avait "à ce stade" reçu aucune consigne sur ce dossier même s'il s’est dit prêt à soutenir les efforts de protection des citoyens américains et les intérêts des Etats-Unis. Il a également ajouté que les insinuations de Caracas quant à un projet d'invasion du Venezuela étaient "sans fondement".


La Maison Blanche a également confié aux journalistes que le président Maduro avait sollicité un entretien téléphonique avec son homologue américain, à l’occasion de l’assemblée générale des Nations unies, prévue mi-septembre. Une requête rejetée. Donald Trump a expliqué qu’il s’entretiendrait avec plaisir avec le dirigeant vénézuélien "dès que la démocratie aura été restaurée dans le pays". Et si Maduro souhaite des relations normales, il s’est tout de même dit prêt à prendre "les armes à la main" et que son pays "ne se rendra jamais". 


Au lendemain de l’élection de l’assemblée constituante, marqué par des violences qui ont fait une dizaine de morts, Washington avait pris des sanctions contre le chef d’Etat alors qualifié de "dictateur". 

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Sanctions américaines contre le Venezuela : le clash Trump / Maduro

Depuis le début de la contestation, le 29 mars 2017, plus de 120 personnes sont mortes au Venezuela. En cause, un putsch de la Cour suprême, proche du pouvoir, qui a privé les députés - issus majoritairement de l’opposition - de leur immunité, puis de leurs prérogatives. 

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