VIDÉO - Etats-Unis : pour son dernier dîner d'Etat, Barack Obama chouchoute Matteo Renzi

DIPLOMATIE - Le président du Conseil italien, Matteo Renzi, était l'invité du dernier dîner d'Etat de Barack Obama mardi 18 octobre à la Maison Blanche. L’occasion pour lui de s'afficher au côté du charismatique président, à moins de deux mois d'un référendum capital pour son avenir politique.

C’est la dernière visite d'Etat qu’organise la Maison Blanche avant la fin du deuxième mandat de Barack Obama. Des visites plutôt rares et réservées à peu de grands leaders étrangers. L'heureux élu - "le meilleur pour la fin" a même commenté Barack Obama -, s'appelle Matteo Renzi, en fâcheuse posture dans son pays.


Le chef du gouvernement italien doit, en effet, faire face à une échéance cruciale le 4 décembre lors d'un référendum constitutionnel qui doit limiter les pouvoirs du Sénat. La réforme vise à simplifier le processus législatif et à apporter davantage de stabilité politique, dans un pays qui a connu 60 gouvernements depuis 1946. 

Mais après que l'enjeu politique a dépassé l'objet du référendum, faisant de ce dernier un plébiscite pour ou contre Renzi, les intentions de vote sont en sa défaveur. Le moment idéal pour se trouver des alliés charismatiques. Barack Obama a ainsi apporté un soutien appuyé à sa réforme : "Nous pensons que cela va aider à accélérer la marche de l'Italie vers une économie plus énergique et dynamique, ainsi que vers un système politique plus réactif".


Ce qui a suscité des commentaires critiques de la part de certains médias italiens, à l'image d' Il Fatto Quotidiano. Sous une photo d'Obama et Renzi, souriants et très complices, le quotidien titre :  "Plus de chômage, plus de pauvres et plus d’évasion, doit-on en rire ?". 

 

Le cadeau d'Obama à Matteo Renzi

Pas de quoi arrêter Barack Obama, qui ne tarit pas d'éloges sur le dirigeant italien. Il a, ainsi, salué les réformes économiques engagées par Matteo Renzi. "Je crois vraiment qu'il y a une relation entre la stagnation de la croissance et certaines pulsions populistes peu constructives qui sont en train d'émerger", a commenté Barack Obama insistant sur la nécessité de créer plus d'emplois pour les jeunes en Europe et de lutter contre l'austérité.


Des compliments qui ne vont pas à sens unique. Ainsi, pour Matteo Renzi, les  "Etats-Unis sont un modèle de croissance". Le chef du Conseil italien a, par ailleurs, été l'un des plus ardents défenseurs en Europe des accords de libre-échange défendus par Barack Obama. En outre, il a été le premier dirigeant européen à soutenir ouvertement la candidate démocrate à l'élection américaine, Hillary Clinton, faisant craindre à certains de ses conseillers  un retour de bâton si Donald Trump devait l'emporter.

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