VIDÉO - Mort de Fidel Castro : les Cubains font leurs adieux à leur "Comandante"

La mort de Fidel Castro

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ADIOS - Des centaines de milliers de Cubains étaient présents à la grande cérémonie posthume en l'honneur du "Comandante" à La Havane mardi soir, en présence de plusieurs dirigeants de la gauche latino-américaine.

"Vive la Révolution!", "Fidel, Fidel!". Face au mémorial du héros de l'indépendance José Marti, situé place de la Révolution, des milliers de Cubains ont fait leurs adieux mardi soir à Fidel Castro à La Havanne, lors d'une grande cérémonie d'hommages.


Lycéens, fonctionnaires, policiers et militaires en uniforme ont été mobilisés pour l'occasion, remplissant les 72.000 m² de la place, mais aussi les avenues alentour, noires de monde. 

"Cette marée humaine démontre que mon Commandant était très aimé par tout un peuple et que personne ne peut défaire cette révolution", a assuré à l'AFP Olivia Martinez, retraitée de la police de 71 ans. 


Dans la journée, des dizaines de milliers de Cubains, souvent en pleurs, avaient défilé face aux portraits de Fidel, exposés sur cette même place depuis lundi.

Critiqué par l'ONU et par ses opposants pour des violations des droits de l'Homme, Fidel Castro reste toutefois vénéré par beaucoup de Cubains, qui ont subi un véritable choc à l'annonce de son décès vendredi, à l'âge 90 ans, après 47 années de pouvoir.

Des dirigeants latino-américains et Alexis Tsipras présents

Présents également à cette cérémonie, des dirigeants de la gauche latino-américaine se sont relayés à la tribune et ont uni leurs voix pour appeler à perpétuer le legs de Fidel Castro.


"Où est Fidel? Où est Fidel?", s'est exclamé à la tribune le président nicaraguayen Daniel Ortega. "Ici!", a répondu la foule d'une seule voix, résumant la tonalité de la soirée, vouée à souligner que la mort du "Comandante" n'est qu'une "mort physique", comme l'ont beaucoup répété les médias d'Etat cubains ces derniers jours.

Les chefs d'Etat, amis de Cuba, rendent hommage à Fidel Castro

"Il ne part pas, il reste là, invaincu parmi nous, absous, totalement absous par l'Histoire", s'est exclamé le président vénézuélien Nicolas Maduro, proche allié de Cuba, en référence au fameux "L'Histoire m'absoudra" lancé par Fidel Castro à son procès après l'assaut en 1953 de la caserne de la Moncada, qui forgea le début de sa légende.


Le président Raul Castro, qui a succédé à son frère Fidel en 2006, a également énuméré les discours les plus marquants de son aîné prononcés sur cette emblématique esplanade et de conclure par la célèbre antienne des révolutionnaires cubains : "Hasta la victoria, siempre !".

Cher Fidel (...) ici, où nous commémorons nos victoires, nous te disons aux côtés de notre peuple dévoué, combatif et héroïque : 'Jusqu'à la victoire, toujours!'Raul Castro

Les chefs d'Etat occidentaux ont largement boudé la cérémonie, à l'exception du Premier ministre grec Alexis Tsipras, seul dirigeant européen à avoir fait le voyage. "Fidel est parvenu à sortir Cuba de la dictature pour la transformer en symbole international de résistance", a-t-il déclaré. 

Les cendres du "Comandante" en route pour Santiago de Cuba

Après ces adieux rendus par La Havane, l'urne contenant les cendres du Lider Maximo traversera de mercredi à samedi le millier de kilomètres séparant La Havane de Santiago de Cuba (est), refaisant en sens inverse le chemin parcouru par le jeune Fidel dans sa "caravane de la liberté" lors du lancement de sa révolution en 1959.


Dimanche, les restes de Fidel Castro seront enterrés au cimetière de Santa Ifigenia de Santiago, qui abrite déjà la tombe de José Marti, scellant la fin du deuil national décrété pour neuf jours.

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