VIDÉO - Syrie : Palmyre reprise des mains de Daech par l'armée de Bachar

VIDÉO - Syrie : Palmyre reprise des mains de Daech par l'armée de Bachar

COMBATS – Avec l'appui des miliciens pro-régime et de l'aviation russe, l'armée du régime syrien a repris la cité antique de Palmyre, aux mains de Daech depuis mai 2015. Mais sur le terrain, les combats s'annoncent encore longs et difficiles.

Vingt jours, voilà ce qu'il aura fallu à l'armée syrienne pour reprendre la célèbre ville antique de Palmyre. C'est ce que confirme ce dimanche 27 mars une source militaire. Depuis mai 2015, la ville était contrôlée par les djihadistes, qui l'ont passablement détruite. Pour autant, si la célèbre citadelle surplombant la cité antique est bien reconquise, le combat s'annonce encore long et difficile sur le terrain face à Daech.

"Après de violents combats nocturnes, l'armée contrôle entièrement la ville de Palmyre, y compris le site antique et la partie résidentielle. Les djihadistes se sont retirés vers Sokhné, Raqa et Deir Ezzor", leurs fiefs dans le nord et l'est de la Syrie, a indiqué cette source militaire à l'AFP. D'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme, "au moins 400 djihadistes de Daech ont été tués depuis le début de l'offensive. (...) Le bilan le plus lourd pour Daech dans une seule bataille depuis son émergence."

Déminer le terrain

"Les unités d'ingénierie de l'armée sont en train de désamorcer des dizaines de bombes et de mines à l'intérieur de la cité antique", précise la source militaire. La reprise de Palmyre est la victoire la plus importante du régime face à Daech depuis l'intervention fin septembre 2015 dans le conflit de la Russie, allié indéfectible du régime Assad.

L'armée, soutenue par l'aviation et les forces spéciales russes ainsi que par le Hezbollah libanais, avait lancé le 7 mars une offensive pour reprendre Palmyre à l'EI qui s'était emparé en mai 2015 de la ville et ses ruines antiques classées au patrimoine mondial de l'Unesco.

Le numéro deux de Daesh abattu par les Etats-Unis

Reste qu'une victoire des forces de Bachar al-Assad pourrait constituer un sérieux revers infligé au groupe djihadiste. Une reprise de Palmyre permettrait au régime d'avancer vers l'est dans le désert syrien, en direction de la frontière avec l’Irak, une zone sous le joug de Daech. Et en avançant vers Deir ez-Zor, l'armée loyaliste pourrait priver son adversaire de ses champs de gaz et de pétrole. "Si l'armée gagne, cela lui redonnera confiance face à Daesh et elle se préparera pour la bataille de Raqa", le quartier général du "califat" autoproclamé, espère l'officier syrien. 

A ces difficultés sur le terrain s'ajoute l'annonce, ce vendredi, par les Etats-Unis, de "l'élimination" en Syrie du numéro deux de l'organisation djihadiste, Abdel Rahmane al-Qadouli. La mort de ce haut dignitaire djihadiste va donner "un coup de frein aux capacités de l'EI à conduire des opérations en Irak, en Syrie et à l'étranger", a assuré le chef du Pentagone, Ashton Carter.

Le "ministre des Finances" de Daech

Al-Qadouli "était l'un des principaux responsables de l'EI, agissant comme son ministre des Finances et responsable de plusieurs complots extérieurs", a précisé le secrétaire américain à la Défense. Les Etats-Unis avaient offert jusqu’à 7 millions de dollars (6,3 millions d'euros) pour des informations conduisant à cet homme, la plus haute récompense après celle offerte pour la tête du chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi : 10 millions de dollars, soit près de 9 millions d'euros.

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