VIDEO - Turquie : ce que l'on sait de l'attentat qui a fait 37 morts à Ankara

VIDEO - Turquie : ce que l'on sait de l'attentat qui a fait 37 morts à Ankara

ATTAQUE - Une explosion a frappé le centre-ville d'Ankara (Turquie), dimanche après-midi. Il y aurait au moins 37 morts et 125 blessés. Une femme en lien avec le PKK serait l'un des auteurs de l'attaque, selon un responsable turc. En outre, quatre suspects ont été arrêtés par la police.

La violente explosion survenue dimanche dimanche 13 mars dans le centre d'Ankara a fait au moins 37 morts et 125 blessés selon un nouveau bilan communiqué lundi par le ministre turc de la Santé. La place Kizilay, lieu de la déflagration, est un centre centre névralgique de la capitale. Voici ce que l'on sait de cet attentat.

 37 morts, dont au moins un des auteurs
"Nous avons perdu trois de nos citoyens à l'hôpital. A ce stade 37 personnes sont décédées dans cette attaque terroriste", a déclaré le ministre devant les journalistes, précisant qu'"au moins une des victimes" était un auteur de l'attentat. 

► Le pouvoir cible le PKK
Un responsable turc a, lundi matin, indiqué qu'une femme liée au PKK serait l'un des auteurs de cette attaque. Une affirmation confirmée lundi soir par le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu. "Nous disposons d’éléments très sérieux, quasi-sûrs, qui impliquent l'organisation séparatiste terroriste [PKK]", a-t-il déclaré M. Davutoglu devant la presse.

► 11 suspects arrêtés
Selon le Premier ministre, 11 suspects ont déjà été arrêtés à ce stade, en lien avec l'attaque. L'attentat commis dimanche soir n'a pas été revendiqué mais son mode opératoire rappelle beaucoup celui survenu le 17 février dernier dans la capitale turque. Un groupe radical dissident du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), avait revendiqué cette attaque qui avait fait 29 morts et 61 blessés le 17 février dernier.

EN SAVOIR + >> Qui sont les Faucons de la Liberté du Kurdistan ?


► Facebook et Twitter censurés
Suite à l'attentat, dimanche, le président français François Hollande avait exprimé sa "profonde solidarité" au peuple turc et assuré son homologue, Recep Tayyip Erdogan Erdogan, de son soutien dans "la lutte contre le terrorisme". Le Premier ministre britannique David Cameron s'est déclaré "horrifié" sur Twitter. Quelques heures après l'attaque, un juge a ordonné l'interdiction de la diffusion de toute information à son sujet sur Internet, et notamment les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter, où de nombreuses photos et vidéos circulaient.

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