Violences à Cologne : nouvelles plaintes, les suspects sont des réfugiés

Violences à Cologne : nouvelles plaintes, les suspects sont des réfugiés

VIOLENCES – Les auteurs des violences de la nuit du Réveillon, à Cologne, sont principalement des "demandeurs d'asile" ou des "immigrés en situation illégale", indique la police..

La police de Cologne indique, samedi, avoir enregistré un total de 379 plaintes pour les violences, notamment des agressions sexuelles envers des femmes, survenues lors de la nuit du Nouvel An. Les forces de l'ordre ajoutent que la majorité des suspects auteurs des violences sont des "demandeurs d'asile" ou "des immigrés en situation illégale".

La journée de samedi a été marquée par plusieurs manifestations. Tous réagissent aux agressions multiples dont ont été victimes des femmes, dans cette ville de l'ouest de l'Allemagne, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier.

Les sifflets des femmes

Vers midi, une centaine de femmes s'est rassemblée, sur les marches de la cathédrale, pour protester contre les violences du soir de la Saint-Sylvestre. Sur leurs pancartes, on pouvait lire plusieurs slogans dont "Non à la violence contre les femmes, que ce soit à Cologne, à la fête de la bière ou dans la chambre à coucher", ou encore  "Non veut dire non. C’est notre loi. Restez loin de nous." Pour se faire entendre, sifflets et casseroles étaient de sortie.

La manifestation dégénère

Dans l'après-midi, ce sont des partisans d'extrême droite, à l'appel du mouvement islamophobe Pediga, qui ont défilé à Cologne suite aux violences de la nuit du Réveillon. Sur leurs pancartes, un slogan en forme de jeu de mots : "Rapefugees not welcome" ( les réfugiés violeurs ne sont pas les bienvenus) détourne le slogan "refugees are welcome" (les réfugiés sont les bienvenus). Un imposant dispositif policier a été déployé pour encadrer cette manifestation. En fin d'après-midi, des heurts ont éclaté entre forces de l'ordre et manifestants d'extrême-droite. Après avoir reçu des bouteilles et des feux d'artifice, les policeirs ont répliqué avec du gaz lacrymogène et des canons à eau.

En réponse à ce rassemblement, à quelques mètres, s'est tenue une contre-manifestation dénoncant la récupération de Pegida. Environ mille personnes, séparées par un important dispositif policier, a sont candé "Nazis dehors", brandissant des pancartes clamant que "les réfugiés sont les bienvenus".

"Il est inacceptable que Pegida exploite l’horrible violence sexuelle perpétrée ici au Jour de l’An et répande ses conneries racistes", a déclaré une manifestante. Plus de 200 plaintes pour violences sexuelles ont été déposées pour des faits survenus le soir de la Saint-Sylvestre, dont deux viols caractérisés. 32 suspects, dont 22 demandeurs d'asile, ont été identifiés par la police fédérale.

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