Violences à Kinshasa : "Plus de 100 morts", selon le parti d'opposition

Violences à Kinshasa : "Plus de 100 morts", selon le parti d'opposition

MANIFESTATIONS - Les violences du début de semaine à Kinshasa ont fait "plus de 100 morts", selon un bilan annoncé ce mercredi soir par l'UDPS, le parti d'opposition historique en République démocratique du Congo. Un chiffre qui contredit le bilan officiel de 32 morts.

Kinshasa a retrouvé un calme précaire ce mercredi, selon des journalistes de l'AFP, après deux journées de pillages et d'affrontements meurtriers entre forces de l'ordre et jeunes en colère contre le pouvoir du président congolais Joseph Kabila.

Le dernier bilan de ces violences fait état de "plus de 100 morts", selon le parti d'opposition UDPS. Un chiffre bien supérieur au bilan officiel provisoire de 32 morts donné auparavant par la police.

Les manifestants exigent le départ de Joseph Kabila

Les violences ont commencé lundi 17 septembre au matin, en marge d'une manifestation d'opposition à trois mois et un jour de la fin du mandat de Joseph Kabila, pour lui signifier son "préavis" et exiger son départ le 20 décembre. La marche a très rapidement dégénéré en affrontements avec les forces de l'ordre. Les violences se sont poursuivies ce mardi et ont été accompagnées de nombreux pillages ou actes de vandalisme.


A l'origine des violences, l'exaspération devant l'insistance du président Joseph-Désiré Kabila, au pouvoir depuis 2001, à rester au pouvoir, alors que la Constitution lui en fait obligation et que la présidentielle apparaît désormais impossible à organiser dans les temps. Ainsi, dans son communiqué - lu mercredi soir à la télévision publique -, la présidence de la République n'a fait aucune référence à l'avenir politique du chef de l'Etat, se contentant de transmettre "ses vives condoléances à toutes les familles éprouvées".

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