Il annonce la (fausse) mort d'un gendarme sur Facebook et finit au tribunal

Il annonce la (fausse) mort d'un gendarme sur Facebook et finit au tribunal

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FAKE NEWS - Le 10 janvier, un article rapportant la mort d'un gendarme de la brigade de Macau, près de Bordeaux, a été partagé près de 5000 fois sur Facebook. Sauf qu'il était entièrement faux. L'auteur à l'origine de cette rumeur, qui s'est en outre rebellé lors de son interpellation, a été condamné à 4 mois de prison avec sursis et 1500 euros de dommages et intérêts.

Un jeune homme de 20 ans, qui avait diffusé un article mensonger sur la mort d'un gendarme de Macau, en Gironde, a été poursuivi par le tribunal correctionnel et condamné à 4 mois de prison avec sursis et 1500 euros de dommages et intérêts en faveur de plusieurs fonctionnaires.


Le prévenu, qui avait effectué un stage à la gendarmerie puis déposé une candidature pour devenir gendarme adjoint volontaire, avait publié le 10 janvier 2017 un article annonçant la mort d'un gendarme de la brigade de Macau, près de Bordeaux, rapporte Sud Ouest. Partagée par plus de 4900 personnes en quelques heures sur Facebook, cette "fake news" évoquait une fusillade sur une aire de gens du voyage, survenue le 9 janvier. L'article a été immédiatement signalé par les proches du militaire.


L'enquête, ouverte par la direction de la gendarmerie nationale, a permis de remonter jusqu'au jeune homme, qui s'était inspiré d'un vrai fait-divers, datant du 28 août 2015, pour créer sa fausse information. Ce jour là, un major de la brigade rapide d’intervention du peloton d’autoroute de Roye (Somme) avait été tué par un coup de feu lors d’une intervention dans un camp de gens du voyage. Trois membres d'une famille présente sur le camp avaient aussi été tués, et trois autres personnes blessées. L'auteur de la fausse information avait changé le nom du fonctionnaire.

Il se rebelle lors de son arrestation

Lors de son arrestation, le 25 janvier 2017, l'homme s’est rebellé, donnant des coups de pied et insultant les gendarmes, raconte Sud Ouest. Il a également nié être l’auteur de la fausse information. Poursuivi devant le tribunal correctionnel de Bordeaux, il a été condamné à 4 mois de prison avec sursis pour les violences aggravées et les outrages à l’encontre des gendarmes lors de son interpellation. Il a devra également payer 1 000 euros pour préjudice moral au gendarme visé par l'article, ainsi que 200 euros pour préjudice corporel et 300 euros au titre du préjudice moral pour le gendarme qui a reçu des coups lors de l’arrestation.


Si le parquet a abandonné les poursuites pour diffamation et injures, il pourrait, selon le quotidien régional, poursuivre le jeune homme devant une autre audience pour divulgation de fausse nouvelle.

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