Procès Merah : les témoins racontent le moment où ils ont vu Mohamed Merah, le 15 mars 2012

JUSTICE - Au septième jour du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Malki, soupçonné pour le premier de complicité dans les attaques terroristes commises par son frère cadet Mohamed Merah en mars 2012, et pour le second d'avoir fourni une arme, un gilet pare-balles et des munitions, de nombreux témoins sont attendus ce mardi dans la salle Voltaire. Parmi eux, un des employés de l'école Ozar Hatorah de Toulouse, où quatre des sept victimes du "tueur au scooter" ont été abattues, et qui a été visé par Merah, le 19 mars 2012.
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Le 15 MARS 2012, ILS ONT VU MOHAMED MERAH



Comme la boulangère, le jeune homme avec son père dans sa voiture, cette femme qui travaillait dans un salon de coiffure à l'époque des assassinats de Mohamed Legouad et Abel Chenouf et de la tentative d'assassinat de Loic Liber, s'est trouvée à proximité directe du tueur au scooter. 


En entendant le bruit des balles, elle a d'abord cru à des pétards, comme la boulangère. Elle évoque aussi le tireur, Mohamed Merah, vêtu de noir. 


 "Cette victime baignait dans une mare de sang", avait-elle déclaré quand elle a été entendue pour parler de l'un des militaires au sol. 

LE TEMOIN A VU MERAH PRES DES MILITAIRES


L'audience vient de reprendre avec l'audition d'un témoin. Ce dernier se trouvait, le 15 mars 2012, jour des assassinats de Mohamed Legouad et de Abel Chennouf et de la tentative d'assassinat de Loic Liber, dans son véhicule à proximité d'un  tabac de Montauban. Il a alors vu un individu vêtu d’un tee-shirt foncé à manches longues et qui avait  harnachement noir sanglé en croix au niveau du torse, au niveau duquel se trouvait une caméra “comme on voit dans les sports extrêmes lorsque les sportifs veulent filmer leurs exploits”. 


Alors qu'il descendait de son véhicule, le témoin entendait alors deux déflagrations et distinguait vers le distributeur automatique, le canon de couleur gris clair, d’une arme de poing. 


Le témoin avait alors constaté la présence de plusieurs militaires au sol en sang. Il entendait ensuite plusieurs coups de feu qui ne s’enchaînaient pas de manière régulière. Puis, il entendait des “cliquetis pouvant correspondre au bruit d’un chargeur vide”

LE TEMOIN A VU MERAH PRES DES MILITAIRES


L'audience vient de reprendre avec l'audition d'un témoin. Ce dernier se trouvait, le 15 mars 2012, jour des assassinats de Mohamed Legouad et de Abel Chennouf et de la tentative d'assassinat de Loic Liber, dans son véhicule à proximité d'un  tabac de Montauban. Il a alors vu un individu vêtu d’un tee-shirt foncé à manches longues et qui avait  harnachement noir sanglé en croix au niveau du torse, au niveau duquel se trouvait une caméra “comme on voit dans les sports extrêmes lorsque les sportifs veulent filmer leurs exploits”. 


Alors qu'il descendait de son véhicule, le témoin entendait alors deux déflagrations et distinguait vers le distributeur automatique, le canon de couleur gris clair, d’une arme de poing. 


Le témoin avait alors constaté la présence de plusieurs militaires au sol en sang. Il entendait ensuite plusieurs coups de feu qui ne s’enchaînaient pas de manière régulière. Puis, il entendait des “cliquetis pouvant correspondre au bruit d’un chargeur vide”

AUDIENCE SUSPENDUE


L'audience vient d'être suspendue par le président de la cour d'assises spéciale en attendant l'arrivée du prochain témoin. 

l'AUDIENCE EST REPRISE


L'audience vient de reprendre. Un témoin est entendu par la cour. Le témoin, âgé de 23 ans, est en visioconférence. Il n'est ni anonymisé, ni caché. Son visage apparait sur l'écran dans la salle Voltaire. 

UN RESCAPE DE L'ECOLE 


Yacov S. bénébole de l'école Ozar Hatorah est venu raconter ce matin à la barre le drame qui s'est déroulé le 19 mars 2012 dans l'enceinte de l'école Ozar Hatorah. Ce jour-là, vers 7h55, un homme casqué est arrivé vers l'école, le témoin est alors dans un camion qu'il avait emprunté et qu'il était venu ramener. 


Yacov S. a vu ce jour-là MOhamed Merah assassiner Jonathan Sandler, 30 ans, Arié Sandler, 5 ans, Garbriel Sandler, 3 ans et Myriam Monsonego, 8 ans. Mohamed Merah a également blessé Brian, un  adolescent de 15 ans. 


Visé par le tueur au scooter, qui a tiré en direction de son camion, Yacov S. est un rescapé de la tuerie mais garde de graves séquelles psychologiques. 

DES PARTIES CIVILES QUITTENT LA SALLE


Alors que la question du délit de la consultation de sites jihadistes était pointée du doigt par la défense, le ton a encore monté entre la cour et le président d'Abdelkader Merah. Devant ces énièmes incidents, des parties civiles ont quitté la salle en disant "C'est ridicule!", "c'est du spectacle". 

UN EXPERT EN INFORMATIQUE ENTENDU


Depuis le début de l'audience, un expert en informatique est entendu dans la salle Voltaire. Il revient sur l'expertise menée sur l’Ipod

d’Abdelkader Merah. 

L'AUDIENCE EST REPRISE


7e jour du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Malki. Sept témoins seront entendus . La journée débute avec un expert en informatique. 

Pas moins de sept témoins devraient être entendus par la cour d'assises spéciale ce mardi dans le cadre du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Malki. Les deux hommes, frère aîné de Mohamed Merah pour le premier et ami d'enfance du tueur au scooter pour le second, sont respectivement jugés pour complicité dans les actes terroristes commis ne 2012 à Toulouse et Montauban et pour avoir fourni pistolet Uzi-Mitrailleur, gilet pare-balles et munitions pour le second. 


Parmi les témoins, un des employés de l'école Ozar Hatorah de Toulouse, où quatre des sept victimes du "tueur au scooter" ont été abattues, reviendra ce mardi sur la dramatique journée du 19 mars 2012. 

Où sont les preuves de la complicité ?

Lundi, trois fonctionnaires de police avaient témoigné par visioconférence.  Les témoins 19, 41 et 45 sont revenus sur les investigations menées en 2012. Ils ont également été interrogoés sur la complicité éventuelle pour laquelle Abdelkader Merah est jugé depuis le 2 octobre et jusqu'au 3 novembre prochain. 

Me Dupond-Moretti a questionné longuement les témoins, qui, anonymisé, visage dissimulé et voix déformée pour certains, ont tenté de répondre aux questions, avec, ou sans note. 


Aucun à ce stade n'a pu apporter de preuves de la complicité d'Abdelkader Merah dans les actes terroristes de son petit frère Mohamed. 

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