Procès Merah : "La maman donne l'impression d'avoir mis ses deux garçons, Mohamed et Abdelkader, en rivalité", dit une psychiatre

JUSTICE - Pas moins de huit témoins sont entendus ce mercredi au huitième jour d'audience du procès d'Abdelkader Merah, frère de Mohamed Merah, et de Fettah Malki, ami d'enfance de celui que l'on surnommera plus tard le "tueur au scooter". Le premier encourt la réclusion criminelle à perpétuité, le second jusqu'à 20 ans de réclusion.
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LE TEMOIN MENACE? 


Le témoin entendu actuellement, joueur de foot à l'AS Izards en 2012, ne donne pas la même version des faits qu'en 2012. A l'époque, il avait dit que l'homme qui avait parlé avec Abdelkader Merah le 11 mars 2012, jour de l'assassinat d'Imad Ibn-Ziaten, avait eu eu discussion sérieuse avec un homme pouvant être Mohamed Merah. 


Aujourd'hui, il répète qu'il ne sait pas, qu'il ne connaissait pas Mohamed Merah à l'époque.  "Du côté des parties civiles, nous avons l’impression que vous avez peut-être peur" dit Me Morice au témoin. 

UN JOUEUR DE FOOT ENTENDU


Un nouveau témoin est arrivé à la barre. Il s'agit d'un homme qui habitait les Izards à Toulouse et qui jouait à l'AS Izards avec Abdelkader Merah. 


Entendu en mars 2012 après les attaques, le témoin avait dit que le 11 mars 2012, jour de l'assassinat d'Imad Ibn-Ziaten, Abdelkader Merah n’avait joué que les vingt dernières minutes du match et avait passé le reste du temps à discuter avec son frère, arrivé après 13 heures. 


Le témoin avait précisé qu'il ne connaissait pas Mohamed Merah à l'époque mais  la description qu’il en donnait était concordante et on lui avait affirmé après coup qu’il s’agissait de ce dernier. Il présentait la discussion entre les deux hommes comme "paraissant sérieuse". 

UN MEDECIN PSYCHIATRE ENTENDU


Un médecin psychiatre va être entendu en visioconférence. Cette femme a examiné Mohamed Merah lorsqu'il avait 14 ans, en septembre 2003 à la demande d'un juge des enfants. Il était en échec, il avait été suivi par différents éducateurs. Echecs scolaires, plusieurs exclusions, violences et menaces de mort. 


Le père était parti quand Mohamed Merah avait 5 ans. Sa soeur aînée s'était occupée de lui. Il faisait l'objet de violences de la part de son frère Abdelkader. Il  a été placé de 7 à 9 ans suite à ses violences. 


Sa mère a dit qu'elle ne pouvait le reprendre car son frère Abdelkader était à la maison. Il l'avait attaché pendant deux heures pour le battre au motif qu'il battait la mère. "Abscence de remords et de culpabilité", dit le médecin. 

AUDIENCE SUSPENDUE



Fin de la déposition de Tony O. L'audience est suspendue jusqu'à 15 heures.  Elle reprendra avec un témoin entendu en visioconférence.

REFUGIE DANS UNE VOITURE 



A la barre maintenant Tony O. qui était à l’école Ozar Hatorah le 19 mars 2012. Il avait tout juste 16 ans à l’époque. 


Ce lycéen  a assisté à la mort de Jonathan Sandler et des enfants, et qu’il s’était réfugié dans le véhicule conduit par André S. à la demande de celui-ci. Par ailleurs, il précisait que de nombreux élèves s’étaient réfugiés dans la cave de l’établissement

L'AUDIENCE A REPRIS


Plusieurs témoins qui se trouvaient près de l'école Ozar Hatorah vont être entendus ce mercredi après-midi. Le premier,  Alain M. avait indiqué  aux policiers à l'époque des faits "avoir vu l’auteur particulièrement déterminé, tirant sur une jeune fille alors à genoux, puis Jonathan Sandler qui se trouvait devant l’école. 


Le témoin avait alors déclaré que ce dernier était “debout avec les jambes fléchies" et qu'il avait "la main droite", " tendue comme dans un geste de défense". Mohamed Merah avait lui  son arme pointée à moins de 50 centimètres de la main de la victime quand il a tiré. 

L'AUDIENCE EST SUSPENDUE 


L'audience est suspendue, elle reprendra à 14 heures. 

UN PARENT D'ELEVE A LA BARRE


André S. est parent d'élève. Le 19 mars 2012, cet homme amenait son enfant à l'école. Ses enfants étaient scolarisés dans l'école Ozar Hatorah depuis deux ans.  Puis il a entendu des coups de feux, a cru à des pétards. Il  constatait la présence d’un individu qui pénétrant armé dans l’école “arrosait la cour”. Il a vu Merah achevé ses victimes. 

Experts, élève de l'école Ozar Hatorah, entraîneur et joueur de football... Ce mercredi, au huitième jour du procès d'Abdelkader Merah et Fettah Mralki, huit témoins au total devraient déposer devant la cour d'assises spéciale. 


Alors que mardi un rescapé de l'école Ozar Hatorah, visé par mohamed Merah le 19 mars 2012, a livré un témoignage très fort, d'autres personnes qui se trouvaient dans l'établissement scolaire au moment où le tueur au scooter a tué quatre personnes dont trois enfants et blessé un adolescent, deervaient racontrl'horreur qu'ils ont vécu ce jour là, entre 7h55 et 8 heures du matin. 

Voir les images... ou pas

Mardi en fin d'audience, des avocats de familles des victimes de Mohamed Merah, dont le frère comparaît pour "complicité" devant la cour d'assises de Paris, avaient demandé la diffusion des images des assassinats filmés par le tueur au scooter à l'aide d'une caméra GoPro.


"Nous souhaitons le visionnage des images de la caméra GoPro, pour qu'au-delà de toute interprétation, on voit ce qui s'est passé", a expliqué à l'audience Olivier Morice, avocat de la famille d'un des militaires assassiné par Mohamed Merah. "Ce sont nos clients qui souhaitent ce visionnage", a-t-il précisé.  L'avocat Samuel Sandler, père et grand-père de trois victimes de l'école juive, a approuvé la demande: "Il nous semble indispensable que ce visionnage puisse avoir lieu".

sion dans la salle d'audience, de même qu'un avocat de la défense pour qui "la règle" doit être une diffusion "publique". 

Décision de la cour le 19 octobre

Entre le 11 et le 19 mars 2012, Mohamed Merah a assassiné sept personnes à Toulouse et Montauban, avant d'être abattu le 22 mars dans son appartement par des policiers d'élite du Raid. Le tueur a filmé l'ensemble de ses actions avec une caméra fixée sur son torse avec un harnais.


"Il y a trois possibilités", a résumé à l'audience le président Franck Zientara. "Soit on diffuse les images dans la salle, soit on le fait à huis clos, les parties civiles pouvant partir, soit on tient à la disposition des juges un album photos" tiré des films.


"On a bien conscience qu'en filmant ses actes, Merah souhaitait laisser une trace derrière lui et on ne veut pas donner cette victoire à l'assassin. Mais il nous semble qu'une diffusion à huis clos peut être un bon compromis", a fait valoir un troisième avocat de la partie civile. 


Olivier Morice s'est lui prononcé pour une diffusion dans la salle d'audience, de même qu'un avocat de la défense pour qui "la règle" doit être une diffusion "publique". 


Le président a indiqué que la cour prendra sa décision le 19 octobre à l'issue d'un débat entre les parties au procès.

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Le procès Merah

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