Le rédacteur en chef du Journal du Dimanche porte plainte après avoir reçu des menaces de mort

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L'affaire Penelope Fillon

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DANGER - Les tensions s'accentuent pour les journalistes à l'approche de l'élection présidentielle. Après l'agression des équipes de "Quotidien" et du "Petit Journal" en marge d'un meeting de François Fillon, Laurent Valdiguié vient de recevoir des menaces de mort. Le rédacteur en chef du JDD a porté plainte.

Le rédacteur en chef du Journal du Dimanche, Laurent Valdiguié, a annoncé mardi sur Twitter avoir reçu par courrier des menaces de mort similaires à celles adressées à des magistrats du pôle financier et aux rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart. Accompagnée d'une balle, la lettre reçue par Laurent Valdiguié est signée du "Collectif d'épuration 2J", qui écrit "juges et journalistes dans le même sac" sous une image d'un cercueil. 


On peut lire dans la lettre : "La vigilance et la protection ne durent pas Ad Vitam... Ce jour là, nous serons là pour vous ou l'un de vos proches". Le journaliste a publié un second tweet pour partager son sentiment sur ce cadeau empoisonné : "En ouvrant l'enveloppe, on en sourit de cette petite balle qui glisse. Après on s'en attriste. Comme un signe de plus de ces temps déréglés".

Le parquet de Paris avait ouvert la semaine dernière une enquête préliminaire pour "menaces de mort" après l'envoi de courriers identiques à des magistrats du pôle financier et des rédactions parisiennes. Contacté par l'AFP, le journaliste a indiqué avoir porté plainte auprès de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP).


Des menaces qui interviennent quelques jours après l'agression des équipes du "Petit Journal" et de "Quotidien" au meeting de François Fillon de ce dimanche 9 avril, et quelques semaines après le début de l'affaire Fillon. Les syndicats professionnels de journalistes Ugict-CGT, SNJ-CGT et l'organisation non gouvernementale Reporters sans frontières (RSF) ont dénoncé, dans des communiqués, des menaces qui "visent à museler les journalistes pour les empêcher d'exercer leur métier et de mener à bien leurs investigations", ajoutant que les lettres "remettent en cause les piliers de notre démocratie, la liberté de la presse et l'indépendance de la justice".

De son côté, François Fillon ne semble pas vouloir calmer les tensions, et tend à rajouter de l'huile sur le feu : "D’abord, je condamne ces débordements. Je condamne toutes les violences. Simplement j’invite ces journalistes à se poser la question : pourquoi est-ce que dans les meetings, il y a une crispation à leur égard ? Chacun doit se poser des questions…" a-t-il indiqué au Talk du Figaro,  ce mardi.


Ajoutant : "Je ne mets rien en cause, je condamne d’abord toutes les violences. Et naturellement, on a appelé ces journalistes pour leur présenter nos excuses au nom de l’organisation de ces meetings. Mais je sens bien cette violence dans les propos des Français. Et les Français sont des Français. Il n’y a pas de bons Français et des mauvais Français. Il n’y a pas les Français qui sont en accord avec le système médiatique et ceux qui le critiquent. Donc, que chacun s’interroge sur ses propres responsabilités."

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