Le tribunal administratif donne raison à une jeune salafiste, interdite de sortie de territoire

JUSTICE - Une jeune Rémoise de 18 ans, convertie à l'islam salafiste, a obtenu gain de cause auprès du tribunal administratif de Paris. L'arrêté du ministère de l'Intérieur lui interdisant toute sortie du territoire a été annulé.

C'est la neuvième fois qu'un tribunal administratif contrevient à pareil arrêté ministériel. Une jeune femme interdite de sortie du territoire depuis le 15 octobre 2015 sur décision du ministère de l'Intérieur, a obtenu gain de cause. Originaire de Reims et convertie à l'islam salafiste, la jeune femme de 18 ans contestait formellement cette mesure, qui avait été renouvelée le 20 mai dernier pour six mois.


Le tribunal administratif de Paris, selon les informations de RTL, confirmées par son avocat à LCI, vient de lui donner gain de cause en annulant cet arrêté.


"Je voulais partir notamment en Arabie Saoudite, m'inscrire à l'université islamique [...] L'islam vient de là-bas, c'est là-bas aussi qu'il y a les savants. C'est l'islam authentique", avait déclaré à la presse, en septembre 2016, celle qui dénonçait "l'amalgame" entre le salafisime rigoriste et le groupe Etat Islamique. "Je suis salafiste, je suis pas Daech!" avait-elle ajouté. 

Un appel du ministère ?

Une vision qui n'a guère été partagée par les autorités, soupçonnant la jeune Rémoise de vouloir rejoindre les rangs de Daech. Dans ce but, le procureur de la république avait d'ailleurs requis la maintien, sur le territoire français, de la principale concernée. A présent, le ministère de l'Intérieur peut faire appel de cette décision devant la conseil d'Etat, plus haute juridiction administrative.

VIDÉO - Pour l'avocat de la jeune salafiste, cette "sage décision" éloigne le danger de radicalisation de sa cliente.

Justice : une jeune salafiste obtient gain de cause, son interdiction de quitter le territoire levée

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