Policiers tués sur le périphérique : le parquet fait appel de la condamnation du chauffard

Policiers tués sur le périphérique : le parquet fait appel de la condamnation du chauffard

JUSTICE - Le parquet général de Paris a annoncé ce jeudi qu'il allait faire appel de la condamnation à une peine de 12 ans de prison du chauffard qui avait tué deux policiers sur le périphérique parisien en 2013.

Douze ans de prison pour la mort de deux policiers percutés par un chauffard sur le périphérique parisien. "C'est intolérable, la justice n'a rien compris !" : les familles des victimes avaient vivement réagi mercredi 30 novembre à l'énoncé du verdict, dénonçant une peine sans rapport avec la gravité des faits. Ce jeudi, le parquet général de Paris a décidé qu'il allait faire appel de cette condamnation.


Malaminne Traoré, 25 ans, comparaissait pour "violences volontaires sur personnes dépositaires de l'autorité publique ayant entrainé la mort sans intention de la donner", un crime passible de 20 ans de réclusion. 

Les faits remontent au 21 février 2013. Boris Voelckel, 32 ans, et Cyril Genest, 40 ans, tous deux policiers au sein de la BAC Nord parisienne, ont été tués quand leur voiture a été percutée près de la porte de la Chapelle par un 4X4 qui avait été pris en chasse par la police. Le véhicule des policiers avait pris position sur le périphérique, précédant le fuyard poursuivi, pour ralentir la circulation et le bloquer. Un troisième policier, Frédéric Kremer, a été grièvement blessé dans l'accident. Malaminne Traoré sortait d'une discothèque. Il avait 1,4 gramme d'alcool par litre de sang, soit près de trois fois la limite légale, et était en défaut de permis.

La violence manifestée par l'accusé est la macabre consécration d'un comportement asocialL'avocat général

Mercredi, lors de l'audience, l'avocat général avait dénoncé "la violence manifestée" par l'accusé, "macabre consécration d'un comportement asocial". Il avait requis devant la cour d'assises de Paris une peine de 17 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté des deux tiers. "Si mes réquisitions sont aussi lourdes, presque inhabituelles, c'est aussi parce que les victimes sont des policiers qui sont là pour nous protéger", avait justifié le représentant du ministère public. 

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