Procès Fiona : "Que je sois dedans ou dehors, j’ai pris perpétuité, ma fille je la reverrai jamais", lance Cécile Bourgeon

PROCÈS FIONA - Le procès en appel de la mère et du beau-père de Fiona dont le corps n'a jamais été retrouvé, s'est ouvert ce lundi après-midi devant la cour d'assises de la Haute-Loire, au Puy-en-Velay. En première instance, la justice avait condamné Berkane Makhlouf à 20 ans de réclusion pour avoir asséné des coups mortels à la fillette de 5 ans. Cécile Bourgeon avait elle été acquittée des faits criminels et écopé de 5 ans de prison pour plusieurs délits dont la non-assistance à personne en danger et le recel de cadavre. Revivez la 1ère journée d'audience.
Live

PARCOURS 


Le président a commencé l'examen de la vie de Berkane Makhlouf. L'accusé est  à la barre et déroule son enfance chaotique, la mort de son père lorsqu'il avait 4 ans et sa jeunesse rythmée par des crises de violences. 

PREMIERES DECLARATIONS 


Berkane Makhlouf accuse encore le coup d'avoir été condamné à 20 ans de prison en première instance. "Je suis écoeuré", lance-t-il à la cour. Il campe sur ses positions, assurant qu'il n'a jamais frappé Fiona. "C'est Cécile qui se permettait de lui mettre des corrections", poursuit-il. La mère maintient elle aussi qu'elle n'a jamais violenté l'enfant.  

DECLARATIONS 


Les premiers mots spontanés de Berkane Makhlouf laissent entendre en filigrane qu'il n'a peut-être pas l'intention de plonger seul. 

Elle avait cinq ans, un sourire espiègle et de beaux yeux bleus. "Les plus beaux yeux de l'école",  précisera sa maîtresse à la barre lors du premier procès. De Fiona, il ne reste quatre ans après que les souvenirs de ceux qui l’ont connue et ont témoigné devant la cour d'assises du Puy-de-Dôme en novembre dernier. Mais après les dix jours d'audience, si les jurés avaient distribué les rôles en acquittant Cécile Bourgeon des coups mortels les imputant à son compagnon Berkane Makhlouf, la dernière semaine de vie de l'enfant et le sort réservé à sa dépouille étaient restés des points d'interrogation. 


Le procès en appel de Cécile Bourgeon et de Berkane Makhlouf, accusés de violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner, qui s'est ouvert ce lundi pour deux semaines devant la cour d'assises de Haute-Loire permettra-t-il de lever ce mystère ? Jusque-là, la mère et le beau-père de l'enfant sont restés enfermés dans leurs mensonges, leurs contradictions et leurs trous de mémoire. Mais le verdict surprise du premier procès pourrait-il faire bouger les lignes ? 


"La condamnation de Berkane Makhlouf repose uniquement sur les dires de Cécile Bourgeon. Il a pris vingt ans, elle cinq. Est-ce que cette situation va l’amener à en dire davantage qu’il n’en avait dit la première fois ?, s’interroge ainsi Rodolphe Costantino, avocat de l'association Enfance et Partage. Est-ce que le pacte du silence qui avait été passé entre eux va être rompu ? Cela fait partie des inconnues de ce procès." Enfin, dernière interrogation du procès en appel, les jurés du Puy-en-Velay auront-ils une autre lecture du dossier en condamnant la mère pour les coups mortels comme l'avait requis l'avocat général ? Réponse le 20 octobre. 


En attendant, suivez avec LCI les débats en direct depuis la cour d'assises de Haute-Loire, au Puy-en-Velay. 

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Mort de Fiona : le procès en appel

Plus d'articles

Sur le même sujet