Saint-Malo : figure du "printemps arabe", le rappeur tunisien Weld El 15 interpellé pour violences sur sa compagne

Saint-Malo : figure du "printemps arabe", le rappeur tunisien Weld El 15 interpellé pour violences sur sa compagne

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JUSTICE - Le rappeur tunisien Weld El 15 a été placé en détention provisoire à Saint-Malo. Il doit être jugé lundi en comparution immédiate pour avoir frappé et menacé de mort sa compagne après avoir forcé la porte de leur domicile.

Il est l’un des symboles de la révolution tunisienne, et est accueilli en France depuis 2015. Le rappeur tunisien Weld El 15 a été placé en détention provisoire pour violences conjugales, et devrait être jugé lundi en comparution immédiate. Le parquet de Saint-Malo a confirmé samedi cette information de Ouest-France.


Weld El 15, de son vrai nom Ala Edine Yacoubi, est installé depuis mars 2015 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine).  Il sera jugé lundi "pour avoir frappé et menacé de mort sa compagne après avoir forcé la porte de leur domicile", a déclaré Ronan Le Clerc, substitut du procureur de la République de Saint-Malo. L'audience est prévue lundi à 16 h devant le tribunal correctionnel de Saint-Malo. Le rappeur est également poursuivi pour outrage vis-à-vis des policiers venus l'interpeller, qui l'ont trouvé en possession de stupéfiants, rapporte Ouest-France.

Une procédure d'expulsion annulée en février

Le jeune homme, père d'un enfant né en France, avait déjà été condamné en 2015 à plusieurs mois de prison avec sursis pour usage illicite de stupéfiants et pour des violences sur sa compagne. Il risque la révocation de son sursis.


Le rappeur est par ailleurs visé par une procédure d'expulsion. Arrivé en France muni d'un visa "Compétences et talents", réservé aux artistes, il s'était vu notifier le 8 avril 2016 par la préfecture d'Ille-et-Vilaine un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire.  Cet arrêté préfectoral avait été annulé en juillet 2016 par le tribunal administratif de Rennes, puis, après appel de la préfecture, par la cour administrative d'appel de Nantes. Cette dernière faisait injonction à la préfecture de délivrer à l'artiste son titre de séjour. Pour répondre à cette injonction, la préfecture d'Ille-et-Vilaine a annoncé le 16 février dernier que le rappeur pouvait finalement venir retirer son visa "Compétences et talents" pour une durée de trois ans.

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