Médiation. La passivité des témoins

Médiation. La passivité des témoins

Je suis scandalisée par la vision offerte de cette famille venant de sauter sur une mine pendant le reportage sur Mossoul. À une heure de grande écoute, comment pouvez-vous autoriser de telles images, alors que nous sommes passifs dans nos fauteuils, pris en otage par la vue de ces horreurs, sur lesquelles nous ne pouvons pas intervenir. DIRE les horreurs, c'est déjà de l'information. Nous faire comprendre que 3 journalistes morts au même endroit, c'était déjà bien, mais y ajouter les images de ce désespoir quelques heures plus tard : NON LIRE LA RÉPONSE :

La guerre, la vraie, se raconte de l’intérieur. Les mots ne suffisent pas, informer c’est aussi, montrer.  A nos récits s’ajoutent des vidéos qui, par égard pour la sensibilité de nos téléspectateurs, décrivent la réalité en évitant d’afficher en plein écran l’horreur et les hurlements qui l’accompagnent. Ce reportage a été annoncé comme difficile par notre présentatrice car les civils qui tentent de fuir les combats meurtriers traversent la mort, traversent des champs de mines…Ces scènes de tous les jours ont été filmées par nos envoyés spéciaux à Raqqa en Syrie. Trois de nos confrères ont perdu la vie à Mossoul en Irak, victimes de cette même guerre qu’ils voulaient seulement  vous raconter… de l’intérieur avec leurs phrases et leurs images. 

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