Médiation. Un palmarès constitutionnel à respecter

Médiation. Un palmarès constitutionnel à respecter

Le président de l'Assemblée nationale n'est pas le 4ème personnage de l'Etat comme je viens de l'entendre à l'antenne mais le 3ème après le président de la République, le président du Sénat en 2ème, et seulement en 4ème le Premier ministre qui lui n'est pas lié à un mandat d'élu mais nommé donc précaire. Selon le droit constitutionnel, il est révocable AD NUTUM (sur le champ) par le président de la République. Les trois premiers tiennent leur mandat respectif du suffrage universel direct ou indirect et bénéficient d'un contrat à durée déterminée contrairement au Premier ministre. Je vous remercie d'éclaircir ce point pour corriger votre erreur s'il y a lieu et il y aura lieu, j'en suis sûr. LIRE LA RÉPONSE :

Note culture générale n’est pas sans faille, certes mais bien des lacunes sont inacceptables dans notre profession. Les quatre personnages les plus gradés de la Ve République sont clairement hiérarchisés dans nos manuels politiques. A vrai dire, entre protocole et succession, deux classements s’opposent et créent la confusion. Conformément à l’article 7 de la Constitution en cas de vacance du pouvoir suprême, le président du Sénat remplace provisoirement le chef de l’Etat, il est le suppléant officiel, le successeur désigné du président de la République dans l’attente d’un nouveau scrutin, ce président par intérim n’est cependant pas le deuxième personnage de l’Etat mais le troisième. Et, derrière lui, en quatrième position, figure le président de l’Assemblée nationale. Dans l’ordre protocolaire, le Premier ministre occupe la deuxième place. Le palmarès des plus hautes personnalités de la République " reflète la prééminence de l'Exécutif sur le Législatif " peut-on lire dans les textes de droit constitutionnel. 

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