"Le Dernier des nôtres" d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre remporte le Grand prix de l’Académie française

"Le Dernier des nôtres" d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre remporte le Grand prix de l’Académie française

PRIX LITTERAIRES – "Le Dernier des nôtres" (Grasset), fresque amoureuse et historique entre l'Europe de l'après-guerre et le New York de 1969, a été préféré à "Livre pour adultes" de Benoît Duteurtre et à "Légende" de Sylvain Prudhomme. Une consécration de plus pour son auteur, familière du tout-Paris littéraire.

C’est qui, Adélaïde de Clermont-Tonnerre ?

Descendante d’une famille d’aristocrates, normalienne, Adélaïde de Clermont-Tonnerre  est un pur produit du milieu littéraire parisien ; elle est d’ailleurs elle-même membre du jury du plusieurs prix. Son premier roman, Fourrure (Stock, 2010), a été récompensé par cinq prix littéraires. Elle est chroniqueuse dans plusieurs émissions culturelles et dirige la rédaction du magazine Point de vue.

Ça parle de quoi, "Le Dernier des nôtres" ?

D’une histoire d’amour impossible entre Werner, un jeune ambitieux, et Rebecca, la fille d’un milliardaire, dans le Manhattan de 1969. La mère de Werner, grièvement blessée dans les bombardements de Dresde, lui avait donné naissance quasiment par miracle. Quant à son père, on pense qu'il était le bras droit de Wernher Von Braun, l'inventeur des V2, les premiers et meurtriers missiles balistiques. Tout s'écroule le jour où Werner est présenté à la mère de Rebecca, Judith, rescapée d'Auschwitz, qui s'effondre à sa vue...

Alors, elle le mérite, ce Grand prix de l’Académie française ?

Il faut savoir gré à Adélaïde de Clermont-Tonnerre de composer de vrais romans, avec des personnages de fiction, des incursions dans l’histoire, des changements de perspective et de lourds secrets, au lieu de verser dans l’autofiction nombriliste ou le trash très en vogue ces temps-ci. Les Académiciens ont récompensé une certaine idée de la littérature, épique et grandiose, même si on aurait aimé voir récompensé Légende, de Sylvain Prudhomme, qui méritait bien les 7 500 euros du prix. 

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