Le livre qui fait du bien (46) : "Roland est mort" de Nicolas Robin

Le livre qui fait du bien (46) : "Roland est mort" de Nicolas Robin

DECOUVERTE - Roman, témoignage, essai... Chaque semaine, retrouvez le choix "feel good" de Christophe Mangelle, fondateur et rédacteur en chef du site culturel "La Fringale Culturelle". Aujourd'hui : une découverte, le tendre roman de Nicolas Robin, "Roland est mort" aux Éditions Anne Carrière.

C’est qui ?
Nicolas Robin est né dans les Landes, en pleine canicule de juillet 1976. Sa seule vocation était la comédie. Il participe aux ateliers théâtre de son lycée et découvre le cinéma de Woody Allen. En 2000, il débarque à Paris et devient steward à Air France pour parcourir le monde. Il s’inscrit aussi à l’atelier du Teatro Pazzo, à Belleville, sous la direction de Claire Oiseau et écrit des saynètes pour jouer avec la troupe. C’est avant tout le goût de la mise en scène qui l’amène à l’écriture. Il conçoit ainsi son premier roman, Bébé Requin, sorti en 2006, comme une série télé. S’ensuit un autre roman en 2008, Super Tragique. En 2015, il a la chance de rencontrer Anne Carrière qui a un vrai coup de cœur pour son nouveau roman, Roland est mort.

Ça parle de quoi ?
Dès le titre du livre, on a compris de quoi il s’agit : Roland est mort. C’est malheureux. D’une manière peu banale, la tête dans la gamelle de son chien, chez lui. Il était seul et adorait écoutait les chansons de Mireille Mathieu, en compagnie de son caniche... Mireille. Les pompiers emmènent le corps et confient le chien à son voisin de palier qui ne le connaissait pas plus que ça. Ce dernier vit seul et traverse une mauvaise passe : il est célibataire, au chômage. Un peu plus tard, ce dernier reçoit également les cendres du défunt. Mais que va-t-il en faire ? Et quel impact aura cet événement sur sa vie ?

Pourquoi on aime ?
Nicolas Robin propose un roman qui ne ressemble à aucun autre. Dès les premières pages, l’écriture est simple tout comme le sujet. Et très vite, la magie opère. Le lecteur est peiné de la mort de Roland et touché par le voisin de palier, peu sympathique et étrangement attachant. Entre huis clos et road movie, cette comédie tendre et cynique sonde avec finesse le thème de la solitude. C’est drôle, sincère, saturé d’émotion, mâtiné de tendresse sans jamais être mièvre. Roland est mort parle de personnages ordinaires placés dans des situations qui bousculent leur vision des choses. Une pépite.

>> Roland est mort, de Nicolas Robin, Éditions Anne Carrière. 250 pages. 18 euros.  

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