L'écrivain Michel Tournier, auteur du "Roi des Aulnes", est mort

L'écrivain Michel Tournier, auteur du "Roi des Aulnes", est mort

DISPARITION - L'auteur des romans "Le Roi des Aulnes" et "Vendredi ou les Limbes du Pacifique" est mort lundi chez lui, à Choisel, dans les Yvelines. Il est l'un des écrivains français majeurs de la seconde moitié du XXe siècle.

Il était l'un des plus grands auteurs français de la seconde moitié du XXe siècle. L'écrivain Michel Tournier s'est éteint ce lundi 18 janvier, à l'âge de 91 ans. C'est chez lui, dans sa demeure à Choisel (Yvelines), entouré de ses proches que l'auteur du roman "Le Roi des Aulnes", auréolé du Prix Goncourt en 1970 s'en est allé, a fait savoir sa famille à l'AFP. Le décès a également été confirmé par Frédéric Julhes, premier adjoint au maire de Choisel.

"Vendredi", son grand succès public

Né à Paris en 1924, Michel Tournier s'est toujours défini comme un "contrebandier de la philosophie". D'ailleurs, c'est cette matière qu'il étudiait à l'université mais il échouera à l'agrégation. Romancier, c'est aussi un conteur mais il refuse qu'on le qualifie d'auteur pour enfants. "Je n'écris pas pour les enfants, j'écris avec un idéal de brièveté, de limpidité et de proximité du concret. Lorsque je réussis à approcher cet idéal - ce qui est hélas rare - ce que j'écris est si bon que les enfants aussi peuvent me lire." Michel Tournier a ainsi toujours considéré que ses meilleures œuvres ont toujours été Pierrot ou les secrets de la nuit ou encore Amandine ou les deux jardins.

C'est à 42 ans, en 1967 qu'il publie son premier roman, Vendredi ou les Limbes du Pacifique. Succès critique et public qui sera couronné d'un grand prix de l'Académie française. Trois ans plus tard, il reçoit une nouvelle récompense : le prix Goncourt, à l'unanimité, pour Le Roi des Aulnes. En 1972, il devient membre de cette même Académie qui l'avait auréolé. Outre ses romans, Michel Tournier avait également écrit plusieurs essais. L'écrivain ne publiait plus rien depuis plusieurs années. C'est reclus qu'il vivait dans le presbytère de Choisel. En 2010, il estimait avoir "déjà beaucoup trop vécu. Je souffre de la vieillesse : je n'entreprends plus rien, je ne voyage plus. Je m'ennuie."

EN SAVOIR + >> "Vendredi" par Michel Tournier, un classique pour deux générations

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