Laurence Haïm - Emmanuel Macron : chronique d’un divorce annoncé

Laurence Haïm - Emmanuel Macron : chronique d’un divorce annoncé

DISCORDE - D’après "Le Canard Enchaîné", Laurence Haïm se serait vue refuser un poste d’ambassadrice par Emmanuel Macron. D’où sa décision de quitter l’équipe du chef de l’Etat pour retourner aux Etats-Unis. Si les intéressés démentent, la rumeur vient alimenter la chronique d’une collaboration qui n’a jamais convaincu…

C’est l’histoire d’une reconversion éphémère. En janvier dernier, après avoir annoncé son départ de la chaîne d’info iTélé, la journaliste Laurence Haïm rejoignait l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron, encore à la traîne dans les sondages. Lors de l’une de ses premières prises de paroles, sur BFMTV, elle expliquera avoir elle-même proposé ses services à celui qu’elle qualifie de "french Obama". Une comparaison qui fait sourire mais qu’assume celle qui fut la seule journaliste française à interviewer le prédécesseur de Donald Trump, durant sa campagne de 2008.


Sept mois plus tard, Emmanuel Macron est désormais bien installé à l’Elysée. Mais pas celle qui fut une porte-parole critiquée jusque dans les rangs de La République en Marche. Fin mars, dans un portrait publié dans Libération intitulée "La grande muette",  des membres du mouvement reconnaissaient "se la refiler comme une patate chaude", critiquant son style et ses prises de paroles dans les médias. 


De fil en aiguille, on comprend que Laurence Haïm n'entre pas dans les plans de l'équipe de communication du successeur de François Hollande. Et qu'elle n'entend pas non plus faire long feu au sein de La République en march. Le 12 juillet, sans surprise, elle annonce elle-même son départ du mouvement sur Twitter et confie le lendemain sur Europe 1 son envie de "revenir à ce qui a toujours été mes amours, c’est-à-dire le journalisme."

Mais pas dans l’immédiat puisque trois jours plus tard, Le Parisien annonce que l’ancienne correspondante de Canal + à Washington aurait refusé la proposition d’une grande chaîne de télé américaine pour enseigner durant quelques mois au sein de l’Institut d’études politiques de l’université de Chicago dirigé par David Axelrod, l’ancien stratège de Barack Obama. Une information qu’elle va elle-même confirmer sur Twitter.

Dans une interview accordée dimanche au Journal du Dimanche, Laurence Haïm tenait un discours mitigé au sujet de son désormais ex-patron : "Du point de vue de la politique intérieure, son désir absolu de renouveau me frappe, à tous niveaux. C'est un homme qui veut aller vite, construire quelque chose et montrer que ça va changer", explique-t-elle. "Il y a aussi des côtés que je n'aime pas, mais je les garde pour moi", ajoute-elle, refusant d’aller plus loin pour "ne pas faire de polémique."

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La question off de Laurence Haïm : "On va essayer de changer les choses, ayez confiance"

Un choix par défaut ? Dans son édition en date de mercredi 19 juillet, Le Canard Enchaîné affirme que Laurence Haïm aurait en réalité demandé à l’Elysée un poste de d’ambassadrice pour services rendus. Ce à quoi le chef de l’Etat lui aurait répondu : "Non mais je rêve !". Contactée par Paris Match, l’intéressé ne dément pas, expliquant que "différentes possibilités ont été évoquées avec l’équipe d’Emmanuel Macron." Puis plus sèches : "Des choses plus importantes se passent dans le monde que mon cas personnel."


L’Elysée, son côté, dément des "propos qui ne relèvent pas du style d’Emmanuel Macron. Il n’a pas pour habitude de s’exprimer ainsi, surtout avec les personnes de son équipe pour qui il garde une amitié", indique au Figaro une source interne du palais présidentiel. Suite et fin de l'histoire ?

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