Philippe Lellouche dans la Médiasphère : "Top Gear, c’est plus un truc de garçons"

INTERVIEW - Invité de Christophe Moulin dans "La Médiasphère" sur LCI, Philippe Lellouche est revenu sur le succès de l'émission "Top Gear" sur RMC découverte.

Trois ans plus tard, alors que beaucoup de doutes avaient été émis à son lancement, l'émission cartonne : "C’est chouette parce que ça marche de mieux en mieux. Du coup, on fait plus de trucs et on s’amuse énormément. On est heureux" explique Philippe Lellouche. Un pari qui n’était pas gagné d’avance en comparaison avec la version américaine : "Sans être un fan absolu, je connaissais l’émission pour l’avoir vue quelque fois avec mes camarades, puis on s’est dit : ‘finit, on ne la regarde plus’. Maintenant on va essayer de faire ce qui nous fait marrer donc il fallait franciser la version et s’adapter. On a ensuite trouvé nos marques" ajoute-t-il.

Pourquoi ça fonctionne ? 


"Je crois qu’il y a une alchimie entre trois types qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. Il y en a un qui est un excellent pilote et qui a grandi dans le milieu automobile, un autre qui était musicien et une encyclopédie vivante de la bagnole, et il y a moi, qui suis finalement peut être le plus lambda des trois. C’est-à-dire que j’aime la voiture mais un peu comme monsieur tout le monde, je suis beaucoup moins calé que les deux autres. Et ces trois types, qui viennent d’univers totalement différents, se sont rencontrés et s’aiment bien. Il n’y a pas de fake, on est vraiment devenus copains."

Sur la liberté de ton dans l'émission


"C’est extraordinaire. Ce qui est fondamental pour nous et jouissif, c’est qu’on a une liberté de ton absolue donc on est dans l’autocensure. On installe des micros et des caméras dans les voitures et on nous demande d’aller d’un point A à un point B et on dit ce qu’on veut. Donc on ne va pas dire du mal pour dire du mal ou du bien pour dire du bien (…) Il est interdit de faire de la pub pour les voitures et quand on nous en prête, les marques demandent si du mal va être dit de leur modèle ou non. La réponse : on ne sait pas. On a aussi une liberté financière qui nous permet de faire des road trips : on a été au Japon, au Portugal et on nous prépare encore de sacrés voyages."

Sur les peoples invités dans l’émission


"Ils viennent tous par plaisir car c’est une tannée pour venir à Top Gear. C’est loin et pas super bien desservi. Il faut compter trois heures pour arriver sur place, faire des tours de piste et comparer ses scores. Donc il faut être salement motivé pour venir. Aujourd’hui les gens viennent de plus en plus facilement. Les types sont excités comme des fous pour savoir quel temps ils vont faire et ils s’amusent. Faire de la télé comme ça c’est magnifique."

Sur la place des femmes dans Top Gear 


"On adore quand les femmes viennent faire des tours de circuit mais je vais vous dire la vérité, il n’y en a pas beaucoup qui sont intéressées donc c’est sûr que lorsqu’il y en a qui veulent venir, on leur dit welcome. On a eu plus de femmes sur cette saison que celle d’avant donc j’espère qu’il y en aura encore davantage. Mais c’est vrai que c’est plus un truc de garçons."

Sur ses propos sur l’écologie


"Il est vrai qu’il faut essayer de limiter les dégâts. En revanche, sur la voiture, il faut arrêter de penser qu’elle est le seul facteur polluant du monde, ça représente à peine 20% de la pollution mondiale. Il faut nous lâcher un tout petit peu les genoux car la notion de plaisir est quand même essentielle."

Sur la place des émissions automobiles dans le PAF 


"Ça plaira toujours. Sa première voiture c’est une impression de liberté et on l’adore pour ça, parce qu’enfin on est autonome. Il y a aussi le plaisir de la vitesse sur circuit mais pour ça en revanche, il faut faire très attention. Donc oui il y a de la place pour tout le monde."

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