Comment le blogueur Bassem Braiki, alias Chronic 2 Bass, a fait plier Booba

Comment le blogueur Bassem Braiki, alias Chronic 2 Bass, a fait plier Booba

COUP DE FORCE - Bassem Braiki, alias Chronic 2 Bass, avait appelé au boycott du concert lyonnais de Booba, ce vendredi 25 mars. Au lendemain de l'annulation du show, celui que la France avait découvert grâce à son coup de gueule contre les auteurs des attentats du 13 novembre, exulte. Entre les deux hommes, une guerre ouverte sur les réseaux sociaux perdurait depuis déjà plusieurs jours. Récit.

Il a la gâchette facile et ne mâche pas ses mots, surtout, il ne voulait pas de Booba à Lyon. Le blogueur Bassem Braiki, connu sous le nom de Chronic 2 Bass était en guerre contre celui qui s'est autoproclamé Duc de Boulogne. Ce dernier devait se produire au Red Room, vendredi 25 mars. Mais c'était sans compter sur le blogueur qui avait appelé au boycott du showcase dans plusieurs virulentes vidéos publiées sur Youtube.

Il en avait appelé à la "street lyonnaise"

Dans l'une des pastilles, il accuse le rappeur de manquer de respect aux femmes maghrébines et à la communauté musulmane dans son ensemble. Sa réponse : appeler la "street lyonnaise" et les populations des banlieues lyonnaises à faire tout leur possible, quitte à faire usage de la violence, pour empêcher la tenue de ce concert.

Bassem Braiki ne retient pas sa colère et estime que le rappeur nourrit et attise la haine entre les communautés. Les menaces proférées contre Booba tiennent aussi pour tous les autres rappeurs qui s'en prennent aux Maghrébin-e-s. Il leur promet "qu'ils ne viendront plus chanter".

A LIRE AUSSI >>  Booba à Lyon : Bagarre, salle saccagée et concert annulé... le coup de force de Bassem

Evidemment, la vidéo n'est pas tombée sur l'écran d'un aveugle, puisque Booba l'a visionnée. Et, l'homme friand des clashs en tout genre, a tenu à répondre sur Instagram. Il se filme et confirme le concert, minant d'avoir peur. En fond sonore, on peut entendre la voix de Bassem et ses menaces. Cela aurait pu s'arrêter-là mais Booba a remis une couche quelques heures avant le concert en postant une copie d'écran d'un fait divers qui s'est déroulé à Vénissieux, la ville de Bassem : "il jette sa femme du cinquième étage". En commentaire, le rappeur ironise : "Apparemment la compagne de Bassem voulait venir à mon show au Red Room ce soir"

#25mars #redroom #RR #Lyon #92i #69

Une vidéo publiée par KOPP92i In üs we trust (@boobaofficial) le


Le soir, justement, une importante présence policière avait été déployée pour prévenir tout dérapage. Des dérapages qui ont eu lieu. Des bagarres éclatent devant le Red Room si bien que la salle préfère annuler le concert. Booba s'excuse sur Instagram : "Contre notre volonté, l'établissement a décidé d'annuler le show de ce soir... Merci et toutes nos excuses à toutes les personnes qui se sont déplacées pour le salle".

Bassem, lui, jubile sur Facebook: "Soyez fier, mes frères, on a fait ça propre pour l'honneur du Magreb, l'honneur du 69, pour nos sœurs, les vrais, pour nos vrais frères blacks qui ont toujours grandi avec nous". Il promet : "Elie c'est qu'un début, là où tu iras en France, les frères t'accueilleront de la sorte". Dans la guerre qui oppose Booba à Bassem, ce dernier a trouvé un allié dans la personne de Rohff, ennemi juré du Duc de Boulogne. Lui aussi y va de son commentaire et félicite "Mes lyonnais sont MafiaK1fry". Le grand perdant dans l'histoire, ce n'est pas Booba, mais le rap français qui n'avait pas besoin d'un énième clash.

A LIRE AUSSI >>  Appels au meurtre contre des "beurettes" : l’autre visage de "Chronic 2 Bass", l’auteur du coup de gueule contre les terroristes

Les tags

    Et aussi

    Sur le même sujet

    À suivre

    Rubriques