Deux métalleux iraniens risquent la peine de mort pour avoir joué des "chansons impies"

Deux métalleux iraniens risquent la peine de mort pour avoir joué des "chansons impies"

TERREUR – Deux jeunes musiciens iraniens, membres du groupe de metal Confess, ont été arrêtés en novembre dernier, par l'armée locale. Remis en liberté début février, dans l'attente de leur procès, ils risquent la peine de mort s'ils sont reconnus coupable de blasphème.

Ils s'appellent Nikan Khosravi et Arash Ilkhani, ils ont 23 et 21 ans, jouent du metal extrême au sein d'un groupe, Confess, qui a déjà publié deux albums et une poignée de singles sur leur propre label indépendant. Jusqu'ici ils ressemblent à des milliers de formations à travers le monde. Sauf qu'ils risquent la peine de mort dans leur pays, l'Iran.

C'est un proche qui a alerté les médias de leur sort

Pour avoir osé chanter "I am your God", "New World Order," ou encore "Teh-Hell-Ran", un jeu de mots "impie" visiblement insupportable aux oreilles de certains, les deux camarades ont été arrêtés et placés en détention provisoire en novembre dernier. C'est grâce à l'un de leurs amis, qui a contacté une station canadienne, Metal Nation Radio, que leur sort fait aujourd'hui le tour du monde.

Libérés début février contre une caution de 30 000 dollars, les deux musiciens attendent désormais la tenue de leur procès. Accusés de "propagande contre l'Etat, de faire partie d'un groupe illégal, de gérer un label musical considéré comme satanique, d'écrire des paroles anti-religieuses et d'accorder des interviews à des radios étrangères", ils risquent de six mois à six ans de prison, indique leur ami dans un message envoyé à Metal Nation Radio.

S'ils sont reconnus coupable de blasphème, Nikan Khosravi et Arash Ilkhani sont ni plus ni moins passibles de la peine de mort. "C'est un groupe de trash metal talentueux qui a risqué le tout pour le tout afin de poursuivre ses espoirs et ses rêves et de pouvoir un jour être capable de quitter le pays et de partager avec le monde entier sa musique et ses histoires", poursuit leur ami dans son message. 

S'ils n'ont plus accès à Internet,  leur page Facebook, toujours active , affiche de nombreux messages de soutien ces dernières heures...

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