Il était une fois Baroness, le groupe qui n'a plus peur de la mort

Il était une fois Baroness, le groupe qui n'a plus peur de la mort

SURVIVANTS – C'est l'une des formations metal les plus passionnantes du moment. Quatre ans après l'accident de la route qui a failli coûter la vie à ses membres, Baroness a repris la route avec un line-up remanié. Et un nouvel album, "Purple", qu'il défend ce jeudi soir à Paris. Metronews fait les présentations.

Avec Baroness, "revenir de loin" est une expression qui prend tout son sens. En août 2012, ce formidable groupe originaire de Savannah, en Géorgie, est victime d'un terrible accident. Leur bus chute d'un viaduc, sur une route de Grande-Bretagne, loin de chez lui : à l'arrivée, neuf blessés, dont les quatre musiciens. Le chanteur et guitariste John Baizley réchappera de peu à l'amputation d'un bras, tandis que le batteur Allen Blickle et le bassiste Matt Maggioni, traumatisés dans leur chair, quitteront l'aventure quelques mois plus tard. Avec son camarade guitariste Peter Adams, le fondateur de Baroness remontera sur scène moins d'un an après, avec ses deux recrues, Nick Jost à la basse et Sebastian Thomson derrière les fûts.

Bruts et poétiques

C'est ce line-up régénéré – et foncièrement généreux – qui a enregistré l'excellent Purple, paru en décembre dernier. La somme, en mieux, d'une discographie entamée il y a une décennie par une poignée de Eps, puis trois opus, Red Album (2007), Blue Record (2009), puis le double Yellow & Green (2011). Pour les non initiés, Baroness joue du "sludge metal", un sous-genre du metal plus lent, plus lourd, mâtiné de rage punk et de petites touches de folk médiéval. Dans les textes de son quatrième album, à la fois bruts et poétiques, Baizley, également auteur des pochettes psychédéliques du groupe, aborde à mots couverts la tragédie qu'il a traversé.

Elle donne en tout cas une saveur particulière à des morceaux à la fois épiques et revigorants comme "Shock Me" et son refrain qu'on hurle à pleins poumons, "Try to Disappear" et sa rythmique impitoyable, ou encore "Chlorine and Wine", dont l'intro toute en douceur ne présage en rien l'orage de décibels qui va suivre. Et même lorsqu'il s'essaie à la "power ballad", à sa manière, avec le splendide "If I have to wake up (Would you stop the rain)", Baroness conserve cette rage irrépressible qui en fait l'un des meilleurs groupes du genre, sur disque comme sur scène. Ca tombe, bien il joue ce jeudi soir à Paris au Trabendo, avant une escale lyonnaise, au Transbo, le 9 mars.   

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