Jugé pour provocation à la violence envers les femmes, Orelsan relaxé en appel

Jugé pour provocation à la violence envers les femmes, Orelsan relaxé en appel

POLÉMIQUE – Orelsan a été relaxé en appel ce jeudi par le tribunal de Versailles. Le rappeur était attaqué en justice par cinq associations féministes, dont les Chiennes de garde. Elles l'accusaient de provocation à la violence envers les femmes pour les paroles de huit chansons interprétées lors d'un concert à Paris.

Le tribunal de Versailles vient finalement de relaxer Orlesan ce jeudi 18 février. Le rappeur était poursuivi pour injure et provocation à la violence envers les femmes par cinq associations féministes : les Chiennes de garde, le Collectif féministe contre le viol, la Fédération nationale solidarité femmes, les Femmes solidaires et le Mouvement français pour le planning familial.

En cause : les textes de huit chansons interprétées lors d'un concert à Paris en mai 2009. L'artiste avait notamment chanté : "J'te quitterai dès qu'j'trouve une chienne avec un meilleur pedigree", "J'respecte les schnecks avec un QI en déficit, celles qui encaissent jusqu'à finir handicapées physiques" ou ''enseigne-toi sur les pansements et les poussettes, j'peux t'faire un enfant et t'casser le nez sur un coup d'tête".

1 000 euros d'amende en 2013

La cour a souligné que "sanctionner" les chansons incriminées "reviendrait à censurer toute forme de création artistique inspirée du mal-être, du désarroi et du sentiment d'abandon d'une génération, en violation du principe de la liberté d'expression".

Orelsan avait été condamné en 2013 en première instance à 1000 euros d'amende avec sursis par le tribunal correctionnel de Paris. Mais en 2014, la cour d’appel de Paris avait jugé les poursuites prescrites, sans se prononcer sur le fond. Une décision annulée en juin dernier par la cour de cassation qui avait débouché sur ce troisième procès.

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