"Post Pop Depression" : la preuve qu'Iggy vaut mieux qu'une pub pour Le Bon Coin

"Post Pop Depression" : la preuve qu'Iggy vaut mieux qu'une pub pour Le Bon Coin

ON ADORE – A bientôt 70 ans, Iggy Pop signe l'un de ses meilleurs albums avec "Post Pop Depression", écrit et enregistré avec Josh Homme, le leader des Queens of the Stone Age. Ou comment un géant du rock et l'un de ses plus grands fans allient leur talent pour le plus grand bonheur de leurs fans respectifs.

"C'est un punk avec un cœur de poète, Walt Whitman en pantalon de cuir". Dans une interview accordée au quotidien anglais The Guardian, Josh Homme, 42 ans, décrit à la perfection James Newell Osterberg, 68 ans, plus connu sous le pseudonyme d'Iggy Pop. Ensemble, les deux musiciens ont écrit et enregistré Post Pop Depression, le meilleur album de l'Iguane depuis des lustres. Et peut-être même l'un des plus forts de la carrière solo du chanteur des Stooges, entamée en 1977 avec The Idiot. Un chef-d’œuvre écrit et produit par un certain David Bowie...

Des textes inspirés par le sexe... et les chaises Louis XVI

Près de 40 années plus tard, jalonnées d'excès et d'enregistrements discutables, ce brave Iggy est souvent plus connu du jeune public pour sa participation à la pub rigolote d'un site de petites annonces que ses exploits musicaux. Ce nouvel opus remet les choses à leur place avec brio. Et offre une poignée de vraies belles chansons qui, à défaut de faire exploser les charts, raviront les fans du vieux rockeur et de son disciple, décidément inspiré lorsqu'il prend des vacances de son groupe habituel, Queens of the Stone Age.

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Les amateurs se rappellent qu'en 2009, le chanteur et guitariste américain avait fait des merveilles en s'alliant à John Paul Jones à la basse et Dave Grohl à la batterie sur l'unique et excellent effort de Them Crooked Vultures. Si ce trio impressionnait par son alliance de puissance et de technique, Post Pop Depression en est le contrepoint savoureux, plus mélodique, plus aérien, survolé par un Iggy en mode crooner diabolique, dont les textes s'inspirent, pêle-mêle, de sa vie sexuelle, de ses conversations avec un critique musical... et de sa collection de chaises Louis XVI.

Dès le morceau d'ouverture, le délicieux "Break into Your Heart", on sent que le mariage est réussi, sinon idéal. Ça groove, ça pulse, les guitares sont affûtés et les refrains imparables. De "Gardenia" à "Paraguay" en passant par "American Vallalah" et "Sunday", la patte musicale de Josh Homme est immédiatement reconnaissable, à la fois nostalgique et complètement moderne. "Je voulais trouver le meilleur et il est le meilleur", assure Iggy Pop au sujet de son nouveau camarade de jeu.

Un groupe qui sonne juste

Habité mais jamais parodique, sage mais infiniment cool, le vétéran s'épanouit au contact d'un groupe de jeunots complété par Dean Fertita de QOTSA à la basse et Matt Helders d'Arctic Monkeys à la batterie. Leur cohésion est pour beaucoup dans la réussite d'un disque qu'on croirait avoir été enregistré par un groupe qui joue ensemble depuis des années. Et que le public français pourra applaudir au Grand Rex, le 15 mai prochain, avant de faire le tour des festivals cet été. Chic.

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