Qui se cache derrière The Avener, le DJ qui cartonne ?

Qui se cache derrière The Avener, le DJ qui cartonne ?

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ÉLECTRO POP - Le DJ d'origine niçoise sort son premier album ''The Wanderings of the Avener''. Rencontre avec celui qui fait danser le monde entier avec son tube ''Fade out Lines''.

Il a désormais d'autres horizons que les dancefloors du sud de la France. Dans les bureaux d'Universal, derrière le Panthéon, The Avener n'en revient toujours pas. Grâce à "Fade out Lines", son tube électro pop, sa musique résonne désormais dans les oreilles du monde entier. Le morceau, aussi dansant que lascif, s'est classé en tête des ventes dans de nombreux pays comme l'Australie, l'Allemagne ou l'Italie.

Mais c'est à Nice que tout a commencé pour Tristan Casara. ''Je viens de la musique classique. J'ai fait dix ans de piano au conservatoire, nous raconte-t-il. A 15 ans, je voulais monter un groupe de rock mais comme je n'avais ni copain guitariste ni copine qui chantait super bien, j'ai fait de la musique électronique, seul devant mon ordinateur.'' Quelques années plus tard, il lâche la fac de droit pour travailler dans les clubs de sa région. ''Comme DJ, je jouais de l'électro un peu dure, explique-t-il. J'aimais bastonner, faire mal aux oreilles des gens. Mais j'ai fini par trouver cette musique, très artificielle, trop froide.''

Le feu vert de Phoebe Killdeer

Le tournant a lieu en 2012. ''Je suis revenu à des sons plus groovants, avec plus de sentiments. Je suis alors passé au reworking de morceaux que j'adore mais qui manquaient un peu d'énergie pour le dancefloor''. Ne lui parlez pas de remix pour autant. ''Quand on remixe une chanson, on fait un arrangement complètement différent. Moi, je rajoute mes instrumentations, ma rythmique, ma basse par dessus le morceau original. Je le restructure sans violer son âme. J'appelle ça du reworks.''

Le premier titre à passer ainsi sous ses doigts est "Fade out Lines", de Phoebe Killdeer, découvert par hasard sur YouTube . 'Je suis tombé fan de cette musique très sensuelle, très mélancolique. Mais elle était trop lente pour passer en discothèque.' Dans cette optique, il retravaille le morceau. La chanteuse australienne, qui fait partie du collectif Nouvelle Vague, donne son feu vert et lorsque le titre sort c'est la naissance de The Avener, le palefrenier du roi en anglais. En quelques mois, sans promo, "Fade out Lines" prend son envol et finit par s'imposer comme un tube planétaire. ''Je ne m'attendais pas à ça. Je pensais que le morceau allait faire un petit buzz chez les DJ. C'est énorme. Ça a tout changé, du noir au blanc, du froid au chaud. Tous les jours, c'est magique'', s'enthousiasme le jeune homme de 28 ans.

Une tournée cet été

Fort de ce succès, il vient tout juste de sortir son premier album The Wanderings of the Avener. Sur cet opus, The Avener redonne vie à des chansons de Sixto Rodriguez, de John Lee Hooker, de Mazzy Star ou des Black Keys. Le résultat est un mélange brillant d'électro pop folk qui donne une furieuse envie de bouger, de crier, voire de faire l'amour. Et tant pis pour ceux qui n'y ont pas cru. Car Tristan Casara l'avoue, il a essuyé plusieurs fins de non-recevoir. Il aurait, par exemple, adoré reprendre ''Glory Box'', de Portishead, chanté par John Martyn, mais les ayants-droits ont refusé. On imagine qu'aujourd'hui, ils s'en mordent les doigts.

Reste pour The Avener à retourner aux sources et à jouer ses reworks en live. Pour ça, il espère monter pour cet été un show avec de la vidéo, une scénographie et la venue sur scène de certains artistes présents sur l'album. Un projet de plus pour ce boulimique de travail qui pense déjà à son second album, avec ses propres compositions cette fois.

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