U2 à l'AccorHotels Arena : toujours au sommet !

U2 à l'AccorHotels Arena : toujours au sommet !

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ECRAN TOTAL - C’est dans un Bercy flambant neuf, rebaptisé AccorHotels Arena, que U2 a donné hier soir, mardi 10 novembre, le coup d’envoi d’une semaine de résidence à Paris. iNNOCENCE + eXPERIENCE Tour est un show nostalgique et grandiloquent. metronews y était.

C’est dans un Bercy entièrement rénové et chauffé à blanc que U2 a donné hier soir, mardi 10 novembre, le premier d’une série de concerts parisiens. Un show inventif et monstrueux pourtant entamé mollement par "The Miracle (Of Joey Ramone)". Mais dès le deuxième morceau, Vertigo, la fièvre saisit les 18000 spectateurs de l’enceinte qu'il faut désormais appeler AccorHotels Arena. Et c’est un Bono mutin, à la couleur de cheveux indéterminée, qui annonce : "On est U2, du nord de Dublin. Voici notre premier single "I Will Follow", avant d’ajouter en Français : "On a toujours été à la maison en France. On a toujours été à la maison à Paris."

Depuis la tournée Zoo TV Tour en 1992, les concerts de U2 sont de gigantesques messes vidéo dont la grandiloquence technologique le dispute à la mégalomanie du groupe. Cette nouvelle tournée, même si elle évite les stades, ne fait pas exception. Le dispositif scénique est impressionnant : deux scènes reliées par une coursive de 30 mètres elle-même surplombée par le dernier gadget du groupe: un écran de leds aux allures d’immense grille-pain dans lequel le groupe peut évoluer en transparence. Comme sur "Until The End Of The World", où un Bono géant semble tenir dans la paume de sa main un The Edge lilliputien.

Débauche high-tech

Pour contrebalancer cette débauche high-tech, le groupe joue la carte de sincérité et du souvenir. Au son de "Iris (Hold Me Close)", "Ceddarwood Road" et "Song For Someone", l’écran projette des images de la mère disparue du chanteur, de sa chambre d’ado recréée en animation ou encore des rues de Dublin où le groupe a grandi. Une séquence irlandaise dont le climax sera une version minimaliste de "Sunday Bloody Sunday", conduite par un Larry Mullen Jr, caisse claire vissée aux cuisses. Entre les chansons, le chanteur militant en profite pour multiplier les plaidoyers en faveur des réfugiés, de la lutte contre le sida et de la réconciliation en Irlande.

Maintenant installé sur la seconde scène, le groupe invite Brigitte, une spectatrice à venir danser sur "Mysterious Ways". Si on bâille un peu sur les chansons du dernier album, Bono parvient à nous cueillir sur des compositions plus anciennes comme Pride ou cet émouvant "October" exhumé du deuxième album du groupe. Si la voix du chanteur a perdu de sa pureté d’antan, elle parvient toujours, malgré les années, la cigarette et des problèmes de gorge à se frayer un chemin vers le cœur des fans.

Un nouvel album prévu pour 2016

Les quatre de Dublin reviendront plus tard pour trois ultimes titres dont un "Beautiful Day", dédié à "son ami" Alber Elbaz, le styliste récemment limogé de la Maison Lanvin, avant de quitter la scène sur une version désossée de One quasi intégralement chantée par le public. Formé en 1976, U2 fêtera l’année prochaine ses 40 ans de carrière avec un nouvel album, Songs Of Experience. Histoire de remettre une pièce dans la machine… 

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