VIDÉO - Ayo chante Paris dans son nouvel album : "Tout a commencé ici pour moi"

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CHANTEUSE EN OR - Ayo est de retour, avec un album éponyme tout en douceur et sensibilité. La chanteuse mi-nigériane mi-tsigane y aborde la maternité, l’amour, et porte aussi des chansons engagées, contre les violences raciales aux Etats-Unis, par exemple. Rencontre.

Ayo a choisi son prénom comme titre d’album, qui sortira le 6 octobre, une façon de se rappeler au bon souvenir des Français, qu’elle affectionne tant. "C’est un album très intime" mais pour être très honnête, il n’y a pas de concept, c’est juste moi dans ma chambre, j’enregistrais les chansons sur mon portable".


Ayo est comme ça, la simplicité la définit et elle a atteint l'âge où l'on assume tout, sans faux-semblant. "Je trouve qu’on n'a pas besoin d’aller dans les grands studios si on peut faire de la musique chez soi. J’ai écrit partout, dans le métro, au resto, à l’école, dans le parc en attendant mes enfants. J’écris très vite donc quand ça vient je n’arrête pas jusqu’à ce que j’aie fini. Il faut que ça vienne du cœur, donc je ne réfléchis pas mes textes, cela doit venir naturellement."

Le premier single "I'm a fool", un retour aux amours d'adolescents

I’m a fool a été révélé fin juin, on y retrouve dans le clip une Ayo recouverte d’or et enceinte de son troisième enfant, un petit garçon né en mars 2017. "Le message c’est qu’une grossesse est un vrai don, d’être enceinte c’est un miracle, surtout quand on a vécu l’inverse où être enceinte devient un combat (Ayo a eu vécu grossesse extra-utérine, ndlr). Il n’y a rien de plus beau, même la musique."


Quant aux paroles, Ayo se plonge dans les premiers amours, où l’on se sent idiot et complètement emporté par le sentiment amoureux. "I’m a fool c’est ce moment où l’on est amoureux et ça nous rend maladroit, on n’est pas nous-même parce qu’on veut avoir l’air cool mais ça ne marche pas. C’est le même sentiment que je ressens lors de mes grossesses, tu tombes amoureux de ton enfant et c’est à chaque fois un amour différent, à chaque fois un sentiment nouveau."

Paris, son autre amour

Dans Panam, le deuxième single extrait de ce nouvel album, Ayo parle d’un autre amour : celui qu’elle porte à Paris. C’est la première fois qu’elle écrit une chanson en Français (en partie) et le souvenir de sa première scène parisienne l’émeut aux larmes. "C’était important pour moi car j’ai une grande histoire avec Paris et quand j’étais bloquée à New York en attente de ma Carte Verte et que je ne pouvais pas voyager, Paris m’a beaucoup manqué. Tout a commencé ici pour moi. Sur la scène Bastille, c’est la première fois que je me suis sentie écoutée. Avant cela je jouais dans des restaurants, les gens mangeaient, parlaient, on entendait plus le bruit des couverts ! A Paris les gens m’ont écoutée, personne ne parlait et même quand c’était moi et ma guitare, c’était très touchant pour moi."

La chanteuse a tenu à évoquer dans Boom Boom, la question des violences raciales aux États-Unis, où elle vit en ce moment. "J’ai écrit cette chanson il y a trois ans, je n’avais plus de maison de disque à ce moment-là. Mike Brown venait d’être tué à Ferguson, il y a eu les émeutes… Le policier n’avait pas été condamné, je n’ai pas compris cette injustice, le jeune avait les mains en l’air, et malgré ça il a reçu 6 balles, sur une vidéo on le voit tomber par terre avec les mains levées ! J’étais à la maison et j’ai écrit la chanson en 40 minutes. Et je voulais qu’elle sorte maintenant car la musique sert à ça aussi, à porter des messages. A l'époque je n’ai pas pu sortir la chanson mais j’ai fait un clip. C’est important que les artistes en parlent car il faut utiliser la musique pour essayer de faire changer les choses."

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