Droits d'auteur : Harry Shearer, la voix des Simpsons, réclame 125 millions de dollars à Vivendi

Droits d'auteur : Harry Shearer, la voix des Simpsons, réclame 125 millions de dollars à Vivendi

JUSTICE - Le comédien Harry Shearer dont la voix est celle des Simpsons depuis de nombreuses années, annonce porter plainte contre le groupe français Vivendi. Il réclame... 125 millions de dollars.

C'est un sacré pactole que réclame Harry Shearer à Vivendi. L'acteur américain, qui prête sa voix à plus d'une vingtaine de  personnages des Simpsons (Ned Flanders, M. Burns...), a déposé "une plainte en justice pour fraude à Los Angeles contre le conglomérat français Vivendi", dénonçant des "méthodes comptables frauduleuses dans la gestion des droits du film This is Spinal Tap", sorti en 1984, selon un communiqué diffusé mardi.


Co-auteur de ce film, Harry Shearer, qui a également co-écrit la bande sonore et interprétait le rôle du bassiste du groupe de hard-rock dans ce faux documentaire parodique, "demande 125 millions de dollars tant au titre des droits non perçus qu'à titre d'indemnisation".

This is Spinal Tap est une comédie sur "le groupe le plus bruyant d'Angleterre", sortie en 1984 au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. Malgré le faible nombre d'entrées en salle, le film est devenu culte au fil des années. Harry Shearer avait signé avec les trois autres co-auteurs du film en 1982, un accord avec Embassy Pictures, qui attribuait "40% des recettes nettes aux créateurs, calculées sur l'ensemble des sources de revenus, film, musique et produits dérivés". 


Dans la plainte, disponible sur Internet, on peut lire que le film a coûté 2.5 millions de dollars et que les revenus autour du film se chiffrent en dizaines de millions de dollars. Or selon eux, Vivendi a chiffré à 81 dollars la part revenant aux quatre créateurs entre 1984 et 2006 : la somme de 81 dollars a dû être divisée en quatre. 


Le manque à gagner semble du coup très important. Vivendi avait acquis les droits du film, via Canal+, en 1989, date à partir de laquelle, selon la plainte, "ont débuté de véritables manoeuvres pour masquer les revenus d'exploitation" et "ainsi minimiser les droits". 

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