La comédienne Géraldine Danon révèle avoir été agressée sexuellement durant son enfance

La comédienne Géraldine Danon révèle avoir été agressée sexuellement durant son enfance

CONFESSION - Dans un livre qui paraît ce jeudi, la comédienne française Géraldine Danon (À mort l'arbitre, Franck Riva, RIS police scientifique...) raconte avoir été agressée sexuellement de l’âge de 7 à 11 ans. Elle s’explique dans les colonnes de "VSD".

C’est un livre consacré à sa dernière expédition en famille vers le Groenland. Dans La nuit n’est jamais aussi noire qu’avant l’aube (Michel Lafon), la comédienne Géraldine Danon, 48 ans, raconte ce périple avec son compagnon, le marin Philippe Poupon, et leurs deux filles, Marion et Laura. Mais aussi la blessure qu’elle a longtemps tenue secrète : les agressions sexuelles dont elle a été victime durant son enfance.


"De mes sept à mes onze ans, cet homme me coinça presque chaque jour dans l’ascenseur pour me faire ce qu’il n’arrivait sans doute pas à faire avec une femme et qu’aucune petite fille ne devrait connaître", écrit-elle. "Il glissait sa main entre mes jambes et profitait de moi (…) J’ai gardé longtemps en mémoire son odeur de sexe sale, de pisse et de vieille sueur prise dans un tissu synthétique."

Cette violence subie est loin d’être anecdotique mais elle fait partie de moi.Géraldine Danon

Dans une interview accordée VSD, la filleule d’Alain Delon explique sa décision : "Je me suis longtemps demandé si je devais raconter cet épisode de ma vie au milieu d’un périple dans le Grand Nord, avec toute sa puissance, avec les sentiments exacerbés par les pôles, qui électrisent la vie familiale. En fait, je voulais aller plus loin, pointer le processus de changement de vie radical, ma quête de l’essentiel, en me délestant du superflu, ma soif d’extrême. Et ce chemin ne pouvait passer que par ce dévoilement."


Auparavant, elle n’avait jamais abordé le sujet avec ses proches. "Ils vont le découvrir… Je l’ai évoquée avec mon père (le producteur Raymond Danon, ndlr) pour atténuer le choc. En revanche la comédienne, qui fit ses débuts sur grand écran dans A mort l’arbitre, de Jean-Pierre Mocky, en 1984, ne donne pas le nom de son agresseur.

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Victimes de violences sexuelles pendant leur enfance : ils témoignent

"Je ne veux surtout pas aller sur ce terrain. Je n’ai aucune rancœur, haine ou esprit de vengeance à cet égard. La guérison passe pour moi par la rédemption", assure-t-elle. "C’est pour moi une erreur, une dépression passée liée à l’enfance que j’ai intégrée. Cette violence subie est loin d’être anecdotique mais elle fait partie de moi. Elle a forgé la personne que je suis, m’a portée vers ce que je suis devenue."

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