Le premier combat de boxe amateur de Mathieu Kassovitz se solde par un match nul

Le premier combat de boxe amateur de Mathieu Kassovitz se solde par un match nul

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DÉFI - Après près de 9 mois de préparation, le réalisateur et acteur Mathieu Kassovitz a disputé ce samedi son premier combat de boxe anglaise amateur, à l’occasion d’un gala au Centre international de Deauville. Le tout à 49 ans. Son duel amical face à un autre Français novice de la discipline s'est soldé par un match nul.

Ce samedi, le réalisateur et acteur Mathieu Kassovitz a endossé un nouveau costume. À 49 ans, il a disputé son premier combat de boxe anglaise amateur, à l’occasion d’un gala au Centre international de Deauville, qui accueille chaque année le festival du cinéma américain. Un combat (disputé en trois rounds de deux minutes, en moins de 69 kilos, chez les vétérans) qui s'est soldé par un match nul.


Depuis le mois d’octobre, l’artiste poste régulièrement des photos et des vidéos de sa préparation sur Instagram, le tout sous le pseudonyme de "Papa Kasso". Un surnom qu’il a lui-même choisi, "parce que je suis vieux pour un boxeur !", avait-il expliqué avant le combat à l’AFP. "Je fais ça parce que j'ai une carrière bien remplie dans le cinéma, je  n'ai plus rien à prouver, en tout cas pas à moi-même, et j'ai besoin de savoir par contre où j'en suis dans le reste de ma vie", expliquait-il dans une vidéo postée en novembre. "Comme je m'entraînais un peu, je me donne un but. Mon but, c'est ce combat". Rien à voir donc avec une reconversion, à la manière d’un Mickey Rourke au début des années 1990.

Son adversaire ne le connaissait pas

Le réalisateur cultive depuis de nombreuses années une passion pour la boxe, alors que son premier duel, disputé en trois rounds de deux minutes, en moins de 70 kilos, chez les vétérans) intervient sur le tard. Si Kassovitz pratique la boxe pieds-poings depuis une dizaine d'années, avec notamment des stages en Thaïlande, il a en revanche découvert la boxe anglaise l'an dernier, pour les besoins du tournage de "Sparring", de Samuel Jouy, qui doit sortir en salles prochainement.


"On s'est beaucoup préparé pour ce film, a raconté l'intéressé à l'AFP. Faire un combat, c'était avoir une raison de se lever le matin et de s'entraîner." Le réalisateur s’est notamment entraîné avec l'ex-champion du monde des légers Souleymane Mbaye, rencontré sur le tournage et tête d'affiche de la réunion de samedi à Deauville, mais aussi Jérôme Le Banner, ancien kick-boxeur professionnel français, avec qui le Premier ministre Edouard Philippe pratique la boxe. Connu du grand public depuis "La Haine", sorti en 1995, Kassovitz n’était pourtant pas connu de son propre adversaire, Franck Barigault. "Je ne connaissais pas M. Kassovitz avant qu’on me propose ce combat. Je n’avais pas entendu parler de lui", a raconté ce dernier au Parisien.

J'ai fait mon emploi du temps autour de ça.Mathieu Kassovitz à l'AFP

Sous la houlette des deux champions, Kassovitz n’a pas négligé sa préparation, avec entre un et deux entraînements par jour, souvent sur un ring  installé chez lui. "On sera prêt le jour J. Le travail paye toujours. Il suffit  d'être persévérant, parfois de se forcer. On a plus de cardio, plus d'agilité qu'on ne le pense", avait indiqué Mathieu Kassovitz à l’AFP. "J'ai fait mon emploi du temps autour de ça, poursuit-il, précisant qu'il a été "obligé de refuser un ou deux films. On risque de prendre des coups en boxe et on ne peut pas arriver sur un tournage avec un œil au beurre noir".


L’homme de cinéma a en revanche indiqué que cette préparation n'avait "pas du tout été une frustration. Tu ne peux pas faire ça si ça n'est pas une passion." Après ce combat, Kassovitz aurait en ligne de mire un combat de boxe thaï en Thaïlande cette année et un deuxième test en boxe anglaise l'an prochain.

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