Prince s'était fait prescrire des médicaments opiacés sous le nom d'un ami

ENQUÊTE – Selon des documents judiciaires révélés ce lundi, Prince, décédé il y a bientôt un an jour pour jour, s’était fait prescrire des antidouleurs opiacés sous le nom de proches. Plusieurs boîtes de médicaments suspectes ont été retrouvées à Paisley Park, là où le chanteur s’est éteint.

Nouvelles révélations près d’un an jour pour jour après la mort de Prince. Selon des documents de la justice américaine rendus publics ce lundi, le "Kid de Minneapolis", décédé le 21 avril 2016, s’était fait prescrire des antidouleurs opiacés sous le nom de proches. Plusieurs boîtes de médicaments portant les noms d’amis du chanteur ont en effet été retrouvées dans la foulée de la mort par overdose de l'icône de la pop.


Les enquêteurs ont trouvé des pilules en plusieurs endroits de la chambre de Prince. Quelques-unes avaient été prescrites à Kirk Johnson, l’un de ses amis de longue date. Certaines boîtes de médicaments vendus en libre-service aux Etats-Unis contenaient en fait des pilules marquées "Watson 853", un opiacé à base d'acétaminophène (équivalent du paracétamol) et d'hydrocodone (un dérivé de la codéine). D'autres pilules se trouvaient dans une valise au nom de "Peter Bravestrong", un alias utilisé par la star. 

Aucune accusation pour l’instant

Les documents révélés ce lundi se réfèrent aux six premiers mois de l'enquête sur la mort de la star par une overdose accidentelle d’un puissant analgésique - de fentanyl - qui a eu lieu à Paisley Park. Ils fournissent des indices sur l'utilisation par Prince d'antidouleurs dans les mois précédant sa mort.


 Au moment de son décès, six témoins présents sur les lieux avaient déclaré que l'icône de la pop "avait eu des antécédents de sevrage, qui seraient le résultat de l'abus de médicaments sur ordonnance", selon une déclaration écrite sous serment.     

Michael Todd Schulenberg, le médecin qui a traité Prince deux fois avant son décès, a de son côté admis avoir bien prescrit une ordonnance d'antidouleurs sous le nom de Kirk Johnson pour protéger la vie privée du chanteur, qui n’avait apparemment aucune ordonnance sous son propre nom. 


Mais les nouveaux n'offrent pas de preuves concernant la source du fentanyl qui a tué la superstar de 57 ans ni sur qui pourrait l'avoir fourni. Jusqu'à présent, personne n'a été accusé.

Plus d'articles

Les tags

Sur le même sujet

En ce moment

Rubriques