VIDÉO - Florent Pagny dans Quotidien : "J'ai pas honte, la vie me le permet"

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IMPÔTS - Le chanteur, au cœur de la polémique depuis qu'il a annoncé son exil fiscal au Portugal, s'est défendu dans l'émission Quotidien. Il a notamment déclaré que la séquence vidéo dans laquelle il a fait ses déclarations n'aurait pas dû être diffusée, et que 70% de ses revenus restent soumis à l'impôt français.

Invité de l'émission "Quotidien", ce mercredi sur TMC, le chanteur et juré de "The Voice" Florent Pagny s'est expliqué sur la polémique qui a suivi ses déclarations concernant son exil fiscal au Portugal. L'artiste a notamment affirmé qu'il a toujours payé et qu'il continuerait à payer des impôts en France malgré sa nouvelle résidence fiscale.


"La règle fiscale française, elle est pour tous les artistes, tous les sportifs, tous les gens du spectcacle, de la mode. (...) Tout ce qui est prestation, c'est-à-dire toutes les performances qu'on peut faire sur le territoire français, est assujeti à l'impôt français, au taux français", a argué Florent Pagny. "Quand je suis sur le fauteuil rouge de The Voice, quand je suis sur scène", explique-t-il, le chanteur paie ses taxes à l'Etat français.


"Je ne me suis jamais retrouvé une année sans payer d'impôts en France", s'est défendu celui qui avait raconté ses mésaventures avec le fisc dans "Ma Liberté de penser". "C'est 70% de mes revenus". Florent Pagny affirme donc que seuls 30% de ses revenus, correspondant aux droits d'auteur touchés sur la vente de ses albums sont soumis à l'impôt portuguais. 

J'ai pas honte

À propos du montant de ses impôts payés en France, Florent Pagny affirme que "tous les ans, c'est des petits chèques de 300, 500, un million. Tant mieux, ça veut dire que je gagne de l'argent, donc j'en suis très content". Et d'ajouter que les sommes dépassent parfois le million d'euros "parce que j'ai fait des belles opérations, je sais aussi négocier mes affaires, ce qui fait qu'à un moment donné, je sais valoriser ce que je suis". 


Mais n'allez pas demander au coach de The Voice d'éprouver le début d'un sentiment de culpabilité vis-à-vis de ceux qui restent en France, paient leurs impôts plein pot pour financer le système de santé, scolaire ou universitaire : "Je gagnais beaucoup, beaucoup moins qu'eux, avant. [...] J'ai pas honte. Je suis dans la légalité. La vie me le permet." Et d'en rajouter une couche : "Ça va, les mecs, on a assez donné ! Si on peut pas en profiter pour se la faire un peu plus belle, excusez-nous ! Je vois pas où est le mal si c'est légal. Je fais pas de fraude."

Le système fiscal m'a appris à bien ranger mes affaires

La polémique trouve son origine dans une vidéo publiée par Le Parisien, le 25 septembre. Là aussi, Florent Pagny dévoile sa version des faits : "Je termine cette interview en disant : 'Ce que je te raconte, c'est pour toi, donc tu ne le mets pas en ligne. Ouais c'est du off, parce qu'on a fait toute la promo, vous avez l'exclu, vous êtes Le Parisien [...], mais ce truc que je te raconte, tu n'es pas obligé de le mettre'. Mais je m'en fous en même temps, parce que j'assume." Et de conclure, à propos de son confident : "C'est un traître". 


Le chanteur assume finalement son côté businessman... et globe-trotteur : "Le système fiscal m'a appris à bien ranger mes affaires, et à bien gérer mon histoire, mais il m'a aussi appris à voyager."

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