35 heures, retraite, l'euro : Marine Le Pen évacue les sujets qui fâchent au FN

35 heures, retraite, l'euro : Marine Le Pen évacue les sujets qui fâchent au FN

FRONT NATIONAL – Invitée du 20 heures de TF1 ce lundi soir, Marine Le Pen a officialisé sa candidature pour la présidentielle de 2017. Elle s'est efforcée de gommer les divisions internes de son parti sur les questions économiques et sociales.

Discrète depuis sa défaite aux élections régionales, Marine Le Pen est venue lundi 8 février sur le plateau de TF1 pour tenter de montrer un visage rassembleur, dans la droite ligne de son nouveau slogan de "la France apaisée".

Au sein du parti, "est-ce que vous avez mis un couvercle sur vos différences qui sont importantes ?", lui a demandé Gilles Bouleau au lendemain du séminaire du Front national dans l’Essonne , placé sous le thème de "l’arrivée au pouvoir". "Nous n'avons mis le couvercle sur rien du tout, a répondu la présidente du parti d'extrême droite. Nous nous sommes rendus compte que nous sommes d'accord sur l'essentiel, la souveraineté."

Sur l'euro, elle entrera "en négociation" avec l'UE

Pourtant sur les 35 heures, la retraite à 60 ans ou, surtout, la sortie de l'euro, le parti est bien traversé par de vives tensions internes, sa frange libérale plaidant pour des inflexions vers la droite, voire un aggiornamento du programme, en particulier sur le plan économique. Certains, comme le compagnon de Marine Le Pen Louis Aliot ou sa nièce Marion Maréchal Le Pen, s'opposent à la ligne incarnée par Florian Philippot en plaidant notamment pour que le parti arrête de se concentrer sur la sortie de l'euro. Mais le grand soir programmatique n'est pas pour tout de suite.

Marine le Pen, tout en se présentant en "candidate de la vérité" pour la présidentielle de 2017, a ainsi défendu lundi le choix de maintenir la sortie de l'euro dans son programme. Mais elle a souligné qu'il n'était pas question de le faire "in petto", mais "en négociation avec l'Union européenne si elle arrivait au pouvoir. Une manière d'adoucir son discours tout en jouant l'apaisement au sein de son parti.

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