Abandon de la déchéance de nationalité : les "excuses" de Cambadélis

Abandon de la déchéance de nationalité : les "excuses" de Cambadélis

REACTIONS - Dès l’annonce par François Hollande, mercredi, de l’abandon de la réforme constitutionnelle incluant la déchéance de nationalité pour les terroristes, le monde politique a réagi à cette reculade. Le Premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, a même présenté les "excuses" de la majorité aux Français…

"J’ai décidé de clore le débat constitutionnel." Par ces quelques mots, François Hollande a mis un point final mercredi, à l’éprouvant débat sur la déchéance de nationalité pour les terroristes reconnus coupables de crime. Faute d’accord avec l’opposition de droite - et de fortes dissensions à gauche - le chef de l’Etat enterre de facto la réforme constitutionnelle qu’il appelait de ses voeux après les attentats du 13 novembre . Un revers politique certain pour l’exécutif qui n’a pas manqué de faire réagir.

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La plus étonnante est sans doute signée Jean-Christophe Cambadélis. Lors d'un point presse, le patron du PS a, au nom du parti majoritaire, carrément présenté ses "excuses aux Français" pour ne "pas avoir convaincu la droite en général et la droite sénatoriale en particulier, de rentrer dans l’union nationale pour renforcer notre droit dans la lutte contre le terrorisme." "Les Français ne peuvent qu’être consternés par ce triste spectacle d’une représentation parlementaire incapable de faire la paix, même pour combattre efficacement le terrorisme", a-t-il ajouté.

Sarkozy et Le Pen enfoncent Hollande

En réponse, Nicolas Sarkozy a estimé que "nous sommes au coeur du système de M. Hollande. A force de promettre tout et le contraire de tout, la réalité, c'est qu'il condamne le pays à un blocage et à l'immobilisme. Il a créé les conditions de l'échec." Dans un communiqué, Marine Le Pen est allée encore plus loin en estimant que "l’abandon de la réforme constitutionnelle (...) est un échec exceptionnellement lourd pour le président de la République".

Sur Twitter, nombreux sont les responsables politiques qui y sont allés de leur commentaire. Petit florilège, non exhaustif.

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